‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 279 sur 547 · PiIeke, Arch. f. Opht.. XXXVII, 1, p · texte numérisé non relu

PiIeke, Arch. f. Opht.. XXXVII, 1, p

Dans l'albinisme généralisé on trouve, outre la décoloration du système pileux, l'enveloppe tégumentaire fine, rosâtre et translucide. Beaucoup de sujets sont frêles, mal développés, et peuvent être considérés comme ayant subi un arrêt évolutif, tant au physique qu'au moral. C'est sans doute ce qui a conduit Mansfeld et Mayerhausen1 à considérer l'albinisme comme une dyscrasie, à laquelle ils ont donné le nom de leucopathie. A l'appui de leur théorie, ils invoquent la mortalité très grande des albinotiques et des enfants qui en sont issus ; outre que l'affection peut se montrer chez le nègre, ainsi que Beigel2, Prichard3 et Jacobi* en ont fait la remarque.

Contre un pareil arrêt de développement, nous ne disposons d'aucun moyen, sauf s'il s'y ajoute de l'amblyopie par atrophie optique, auquel cas l'électricité, les injections de strychnine et les toniques seront de mise.

Il va de soi qu'on corrigera par des verres les vices de réfraction, et qu'on obviera à l'éblouissement par le port de conserves teintées.

'. Mayerhausen, Klin. MIL, 1882, p. 91.

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