Flesisiing, Klin. MU., 1885, p
tique, le corps ciliaire, l'iris, la cornée et le cristallin, sutura la sclérotique et la conjonctive avec un résultat excellent.
Landesberg1, pour sept blessures simples et quatre compliquées, eut de la sorte neuf succès complets et deux insuccès par irido-cyclite tardive avec atrophie du globe. Contre les cicatrices staphylomateuses, cet auteur a proposé, le premier, des ponctions successives suivies de compression, et plus tard l'excision d'un petit lambeau qui a l'inconvévénient d'exposer à la perte du vitré.
Snell2 affirme qu'il suffit de suturer la conjonctive pour obtenir nne cicatrisation parfaite. Pour cela, il se sert d'aiguilles armées de catgut phéniqué, qu'il passe à 6 millimètres de la plaie sclérale à travers la conjonctive préalablement disséquée. Il laisse les fils en place deux ou trois jours, rarement plus. L'auteur trouve son procédé plus simple que celui de Scbôler, où l'on suture le bord libre de l'un des lambeaux à la base de l'autre, et réciproquement.
Nuel3, après avoir sectionné en long l'ectasie, procède à une suture conjonctivale en bourse, de la façon suivante : à l'aide d'un fil armé d'une aiguille à chaque extrémité, il traverse en faufilant la conjonctive bulbaire parallèlement à l'équateur. Les deux bouts restés libres sont croisés au niveau de la blessure, et l'on fait cheminer les aiguilles toujours en faufilant de chaque côté de la cornée, de façon à les faire sortir à l'extrémité opposée du diamètre vertical. Il ne reste plus qu'à nouer le fil. pour attirer la conjonctive sur la solution de continuité.
Nous pensons qu'on obtient plus simplement le même résultat en taillant par transfixion un lambeau conjonctival antérieur, qu'on applique par la base à la face profonde de la conjonctive scléroticale préalablement disséqué. Pour plus de sûreté, on peut comprendre l'épisclère et les couches superficielles de la sclérotique.
Silex4, exposant la pratique de Schwcigger, propose, dans toute solution de continuité de la coque oculaire, d'agir comme il suit :
Anesthésiechloroformique, lavage de la blessure à l'aide d'une solution de sublimé à g-jVs- Recherche et extraction de tout corps étranger; suture conjonctivale, application de poudre d'iodoforme et bandage occlusif. Si plus tard il survient des accidents inflammatoires, on choisit entre l'énucléation et la résection du nerf optique.
C'est, en somme, à la suture conjonctivale que la plupart des praticiens donnent actuellement la préférence, qu'elle soit faite dès le début ou plus tard après avivement du tissu de cicatrice.
Lorsqu'il y a luxation sous-conjonctivale du cristallin, les uns pro-
1. Landesberg. Klin. Mb!., 1885, p. 510, et Arch. f. Augenh., XVII, p. 202, 1887.
2. Snell, Tram, of the Opht. Soc. U. A., 1887, p. 291. 5. Nuel, Ann. d'ocul.. 1888, t. XCIX, p. 26i.