‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 288 sur 547 · Sachs, Arch. f. Augenh., XX, 1889, p · texte numérisé non relu

Sachs, Arch. f. Augenh., XX, 1889, p

boutonnière sclérale, comme dans les faits de Sichel', Jseger2, Lederlé3, Pedebidou4, Fano5, Schrag6 et Bresgen7.

Nous n'insisterons pas longuement sur les nombreuses théories émises à propos du mécanisme de ces ruptures. Les faits cliniques et anatomo-pathologiqucs prouvent que la lésion est indirecte et due au contre-coup. Grâce à la forme évasée de l'orbite en bas et en dehors, le choc porte à peu près invariablement sur la partie inféro-externe du globe. Celui-ci, fortement aplati dans ce sens, tend à s'allonger, et sous l'influence de la pression intra-oculaire la sclérotique se rompt en haut et en dedans au niveau du canal de Schlemm, point de la moindre résistance. D'après le degré de la violence, la fissure s'étend au quart, au tiers ou à la moitié supérieure du limbe scierai. Si, par exception, le coup porte en haut et dedans, ou en haut et en dehors, on observe des déchirures en sens opposé. Ces dernières sont produites par des coups de corne, le bout d'une canne ou d'un parapluie, et en général par des corps plus ou moins coniques, pouvant s'enfoncer entre le globe et la voûte de l'orbite.

Ce qui prouve encore le mécanisme indirect, c'est que la rupture est toujours plus prononcée et plus étendue à la face externe de la sclérotique. Ajoutons que, d'après Sachs, elle est oblique de haut en bas et d'arrière en avant.

Étant donné le peu de douleur et de réaction, le traitement est très simple. Des applications évaporantes froides avec un liquide antiseptique et l'immobilité sous un bandage occlusif suffisent pour obtenir le dégonflement des paupières et de la conjonctive, ainsi que la résorption du sang épanché dans l'œil. Exceptionnellement, on aura à combattre des phénomènes inflammatoires, comme lorsqu'il y a cataracte traumatique , avec gonflement rapide des masses cristalliniennes. Si les myotiques ne parviennent pas à maîtriser l'exagération du tonus, on ajoute les paracentèses répétées, et au besoin l'évacuation des masses cataractées.

Bien des auteurs pensent que l'ectasie de la cicatrice constitue une condition mauvaise, tant au point de vue de la vision que de l'infection possible de l'œil. Partant de là, on a cherché une coaptation plus parfaite des lèvres de la plaie.

Flemming8, dans deux cas de traumatisme intéressant la scléro-

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