PERSISTANCE DE L'ARTÈRE HYALOÏDIENNE ET DE SES BRANCHES TERMINALES
L'artère hyaloïde fœtale, dont la branche principale parcourt le canal de Cloquet et se ramifie pour former le sac vasculaire du cristallin, peut persister au lieu de disparaître avant le terme de la grossesse, comme cela est de règle.
De là des aspects ophtalmoscopiques qui ont été la source de bien des erreurs.
Meissner1 eut le mérite de prouver la persistance de cette artère chez l'homme. Ssemisch, Zehender, Toussaind, Stœr, Mooren, Wecker et d'autres ont eu l'occasion, depuis, de rencontrer et de décrire cette anomalie.
11 est à présumer qu'elle est plus commune que ne le ferait supposer le nombre des cas publiés jusqu'ici. Souvent, en effet, la coexistence de cataracte et d'occlusions pupillaires congénitales rend l'exploration du fond de l'œil impossible.
Ammon, ayant disséqué les yeux d'un lapin né cataracte, et chez lequel il trouva des restes de l'artère hyaloïdienne, fut conduit à penser que certaines cataractes polaires postérieures chez l'homme pourraient bien tenir à l'oblitération prématurée de celte artère.
Otto Becker, dans sa monographie du cristallin, relate plusieurs observations de cataractes congénitales régressives, où il y avait une pareille persistance. Il en était de même dans deux cataractes [fœtales que nous avons étudiées anatomiquement.
En dehors de cette complication, Ulrich a rencontré dans plusieurs cas la rétinite pigmentaire.
À l'examen ophtalmoscopique on aperçoit, tantôt un filament ou un cône dont la base correspond au centre du disque optique, et l'extrémité effilée flotte librement dans le vitré; tantôt un cordon central complet qui, né de la papille, se prolonge jusqu'au pôle postérieur du cristallin.