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PERSISTANCE DE L'ARTERE HYALOÏDIENNE

Lorsque le cordon n'est pas perméable, sa couleur est grise, tandis que, dans le cas contraire, il offre l'aspect d'une traînée rougeâtre.

a, gaine lymphatique. — 0, espace intermédiaire. — c, revêtement épithélial lamelleux de la lace interne de la gaine. — d, leucocytes. — e, couche musculaire de l'artère.

J W Fig. 128. — Artère hyaloïdienne persistante grossie.

, chambre antérieure très réduite. — b, adhérence du bord pupillaire de l'iris à la membrane de Desceraet, au moyen de la membrane pupillaire. — ■ c, iris irrégulier, recouvert par les restes de la membrane pupillaire. — e, espace de Fontana et canal de Schlemm libres. — f, synéchie postérieure. — g, adhérence au niveau du bord pupillaire au moyen du tissu propre de l'iris. — h, corps ciliaire. — i, procès ciliaires tiraillés en arrière et accolés à la cristalloïde postérieure. — /, atrophie coroîdienne. — /.', coagulum entourant la région équatoriale du cristallin. — o, déchirure de la cristalloïde au pôle postérieur. — m, vacuoles de la zone corticale. — n, noyau du cristallin remplacé par une masse liquide. — r. masse rétro-cristallinienne. — y, artère hyaloïdienne, avec sa gaine lymphatique naissant d'une des divisions de l'artère centrale.

On conçoit qu'avec rallongement progressif du globe, le cordon puisse se rompre par le milieu, comme dans les faits rapportés par

Unterharnscheidt ' et Carreras Arago2. Les deux bouts devenus flottants étaient fixés, l'antérieur au pôle cristallinien, le postérieur au centre de la papille.

Une particularité, indiquée par Becker et bien étudiée par Vasseaux7', consiste dans le renversement des procès ciliaires en arrière du cristallin, comme si la lentille avait gardé sa position embryonnaire tout près de la cornée (fig. 128).

La persistance de l'artère hyaloïdienne passe d'autant plus inaperçue, que le plus souvent un seul œil en est le siège. Ce n'est que lorsque le cordon vasculaire se rompt brusquement, comme dans l'observation de Carreras Arago, que le malade perçoit une ombre animée d'un mouvement ondulatoire.

Le canal de Cloquet n'est qu'une gaine lymphatique périvasculaire, analogue à celle que Robin a signalée pour les artères du cerveau et de la rétine. S'il en est ainsi, et Tasseaux a très justement insisté sur ce fait, on comprend difficilement que, l'artère venant à disparaître, le canal de Cloquet continue à persister. Tel est pourtant l'avis de Flarer, Manz, de Wecker et Bayer*. Ces auteurs décrivent séparément la persistance de l'artère hyaloïdienne et celle du canal de Cloquet. Pour notre compte, nous sommes porté à admettre qu'en pareille occurrence, il subsiste un filament vasculaire axial oblitéré, qui, vu sa finesse extrême, passe inaperçu.

Dans un travail récent, van Duyse5 a repris cette question. Contrairement aux faits recueillis jusqu'ici où la persistance d'un canal existait des deux côtés, chez son malade, seul l'œil gauche en était le siège. De plus, l'examen ophtalmoscopique lui a permis de constater d'autres anomalies du système hyaloïdien. A côté d'un fort cordon central, il y avait une bande blanche, d'aspect tendineux qui, après s'être insérée à la papille, s'étalait le long de la partie inféro-externe du fond de l'œil. On apercevait, en outre, un cône colobomateux autour de l'insertion optique de cette bande, et à son autre extrémité des plaques de choroïdite disséminée.

D'après Ewersbusch c, Reuss7 et Magnus8, les restes du canal de Cloquet offrent une dilatation ampulliforme au niveau de la papille, pour de là se résoudre en membranes ou en filaments qui n'atteignent pas la cristalloïde postérieure. Ce dernier caractère n'est pas

i. Unterrar.nscheidt, Klin. Monalsbl., t. XX.

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