B. — GLAUCOME CONSÉCUTIF
Le glaucome consécutif succède à diverses affections oculaires ou à des traumatismes. A l'exemple de Grœfe, nous passerons en revue toutes ces causes.
Les kératites avec sclérose et les traumatismes de la cornée occupent la première place ; viennent ensuite la kératite parenchymateuse et celle en bandelette, si bien décrite par de Graefe.
L'épiscléritis et la scléro-choroïdite antérieure se compliquent rarement d'accidents glaucomateux. Il en est de même du pannus, à moins qu'il ne s'accompagne de staphylome.
Plus important est le rôle des plaies pénétrantes de la cornée et des brûlures du globe.
Parmi les différentes formes d'iritis, il faut placer en première ligne la variété séreuse. Dans celle plastique, le glaucome n'est à craindre qu'autant qu'il survient une occlusion totale de la pupille ; encore est-il que cela est loin de constituer la règle.
On a beaucoup incriminé les enclavements iriens, surtout ceux périphériques, mais il existe de nombreuses exceptions. Toute chose égale, le glaucome est d'autant plus à craindre que l'individu est avancé en âge; à cet égard, les enfants jouissent d'une immunité relative.
Nous avons dit précédemment que les yeux myopes, avec ou sans staphylome, y sont peu exposés. Lorsque par exception ils deviennent glaucomateux, la papille s'aplatit, mais l'excavation cupuliforme fait défaut. De là des erreurs que l'on évitera, en tenant compte de la dureté insolite du globe, des autres troubles fonctionnels et du rétrécissement pathognomonique du champ visuel.
1. Theobald de Baltimore, Congres ofphysics and surgeons. Washington. 1888.