‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 321 sur 547 · Rosa Kerschbaurr, Arch. f. Opht., XXXVIII · texte numérisé non relu

Rosa Kerschbaurr, Arch. f. Opht., XXXVIII

altérations existent. D'ailleurs, dans le glaucome chronique, l'hyperhémie fait défaut ou ne s'y ajoute qu'après coup. Dans l'iritis séreuse et l'hydrophtalmie congénitale, l'hypersécrétion n'est pas douteuse, mais la fermeture des voies de filtration se rencontre encore ici plus souvent qu'on ne le pense.

Le processus inflammatoire hydropique mis hors de cause, il ne reste à incriminer que le défaut d'excrétion aboutissant à l'hypertonie. Si l'on réfléchit que le glaucome rentre manifestement dans le cadre des maladies de la sénilité, tout nous porte à rattacher l'affection à des lésions du système vasculaire.

A cet égard, les dissections de R. Kerschbaucr (l. c), faites sur un ensemble de 242 yeux normaux, appartenant à des sujets de quarante ans et au-dessus, sont instructives et méritent d'être citées.

La chorio-capillaire offrait des vaisseaux à parois épaissies, hyalines, d'où il résultait la sténose et même l'oblitération d'un certain nombre d'entre eux. Tout à côté, on en rencontrait de variqueux dépourvus de noyaux. Le stroma interposé était plus dense que de coutume.

La couche des gros vaisseaux, sauf l'artério-sclérose disséminée, ne présentait aucune altération. Même intégrité de la lamina fusca.

Au contraire, les artères ciliaires courtes, au voisinage du nerf optique, étaient à peu près toutes sclérosées, ainsi que H. Mùller1 en avait fait le premier la remarque. Cette sclérose apparaît sous forme d'ilôts, varie d'un œil à l'autre et s'accentue avec l'âge, au point que de 40 à 50 ans on la rencontre dans la moitié des cas, de 50 à 60 dans les{, et de 60 à 90 d'une façon constante. Kerschbauer2, à propos des procès ciliaires, dit les avoir trouvés atrophiés, avec épaississement du stroma et sclérose des vaisseaux.

Sur neuf yeux atteints de cataracte sénile, la chorio-capillaire était fortement sclérosée, comme dans les cataractes produites expérimentalement par Wagenmann3, après section des artères ciliaires longues et courtes.

Kuhnt'% d'accord avec Haab, déclare que l'endartérite des vaisseaux choroïdiens, principalement de ceux du cercle ciliaire, constitue la lésion la plus constante du glaucome.

De son côté, Ulrich 5 envisage la sclérose, tant sénile qu'inflammatoire de l'iris, comme l'origine même de cette affection ; idée qu'il a développée dans diverses publications. Sur nos préparations, nous

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