Michel, ibid., XXVII, p
PATHOGENIE. 511
Sur vingt-deux yeux devenus hypertones après perforation de la cornée, Brailey1 nota l'oblitération de l'angle iridien dans la plupart des cas. Sur treize sarcomes de la choroïde, dont dix avec hypertonic et trois avec hypotonie, il trouva dans les dix premiers seuls l'adhérence de l'iris.
Raalr, sur un glaucome consécutif à une luxation spontanée du cristallin dans la chambre antérieure, a constaté l'obstruction de l'angle iridien par des cellules fusiformes et des grains pigmentaires.
Enfin, chez un homme de trente-six ans, dont l'œil était devenu glaucomateux par traumatisme du cristallin, von Gamier3 a signalé les lésions suivantes : Occlusion de l'angle iridien; artério-sclérose du tronc de l'artère centrale, des artères ciliaires courtes dans leur portion rétro-bulbaire, et d'une des artères ciliaires longues.
Ce qui ressort de tous les examens anatomo-pathologiques, c'est Yocclusion de l 'angle de filtration dans les glaucomes consécutifs. Les autres parties de l'œil, procès ciliaires, choroïde, vitré, cristallin, rétine et nerf optique, ne sont qu'accessoirement intéressées ; en faisant abstraction bien entendu des lésions provocatrices.
Pathogénie du glaucome en général — Malgré le nombre considérable d'observations cliniques, les résultats anatomo-pathologiques et l'expérimentation, la pathogénie du glaucome est encore mal assise.
Jusqu'au moment où Knies a insisté sur l'occlusion à peu près constante de l'angle iridien, la théorie de la choroïdite séreuse conçue par Grsefe avait été généralement adoptée.
Cette doctrine a contre elle les innombrables irido-cyclites et choroïdites, évoluant sans provoquer d'hypertonie. De son côté, l'anatomie pathologique prouve que la choroïde se laisse amincir et distendre à la longue sous l'influence de la tension anormale, mais sans participer au processus glaucomateux.
La péri-phlébite des veines vorticineuses, invoquée par Birnbacher etCzermak(/. c.),est exceptionnelle, ainsi que nos dissections et celles de von Garnier*en font foi; outre que, d'après RosaKerschbauer5, l'infiltration des gaines périvasculaires par des cellules migratrices existe à l'état physiologique chez les vieillards.
La présence d'éléments cellulaires, de grains de pigment et de dépôts coagulables aux confins de la chambre antérieure et môme dans la papille, ne démontre pas davantage un processus inflammatoire. Nous savons, en effet, que dans l'œdème et la congestion pure, les mêmes