Thoma, Zeiglcr's Beitr. z. pathol. Anat., X
PANAS.
et non la cause du glaucome. Les constatations de Kerschbauer démontrent la préexistence de ces lésions. De plus, on ne saurait comprendre que les vaisseaux de la choroïde y échappent, si véritablement l'élévation du tonus en était la cause.
Une altération provenant en grande partie de l'ischémie par sclérose ou endartérite est l'atrophie profonde de la papille. Sans nul doute, l'exagération du tonus intervient, mais n'est pas le seul agent comme le voulait de Grsefe. La meilleure preuve c'est que l'excavation n'est nulle part aussi prononcée que dans le glaucome simple, où pourtant la tension intra-oculaire reste normale ou est à peine augmentée.
V. Jseger a le premier envisagé cet état de la papille comme le résultat d'une dystrophie spéciale du nerf optique, et a rattaché l'aréole glaucomateuse choroïdienne au même processus. Tel est également l'avis de Jacobson et de Schnabel. Au début, la papille s'hypérémie, puis elle pâlit et s'excave. Dobrowolsky ' insiste sur la fréquence des complications glaucomateuses dans le cours des névrites optiques, fait constaté par Brailey, Hirschberg et Mooren \ L'auteur russe a rencontré le glaucome symptomatique de névrite 6 fois sur 20, proportion 20 pour 100 ; il fait observer que l'iridectomie, malgré l'abaissement du tonus, n'empêche pas l'atrophie de s'accentuer et la vision de se perdre.
Venneman3 relate deux glaucomes survenus chez deux femmes de quarante et de quarante-quatre ans, dans le cours d'une névro-rétinite par stase. D'après lui, cette forme de glaucome secondaire serait plus commune qu'on ne le pense.
Notons encore l'observation de Weinbaum*, relative à un glaucome consécutif à la thrombose de la veine centrale de la rétine.
Il résulte de tous ces faits que, dans le glaucome primitif au moins, l'angio-sclérose sénile ou par endovasculite constitue la condition primordiale. Les recherches de Wieger5 sur les glandes lymphatiques, celles d'Eppinger6 et autres, relatives à la circulation cérébro-spinale, démontrent que toute sténose artérielle élève la tension sanguine et distend le système veineux et capillaire correspondant ; d'où, exsudation du plasma et diapédèse des éléments figurés du sang. Ainsi s'opère, croyons-nous, l'élévation du tonus, alors surtout qu'il s'ajoute des réflexes vaso-dilatateurs provenant du sympathique et des centres. Mais pour qu'il en soit ainsi, il faut que l'ischémie soit bornée à certains territoires du système optico-rétinien. Une oblitération plus