Wieger, Virch. Arch. Bd LXXVIII. p
6. Eppinger, Vierteljahrschrifl f. cl. pralit. Heil/c, p. 67, 1875.
PATHOGENIE. 515
étendue conduit à l'amaurose et à L'atrophie, comme dans l'embolie et la rétinite pigmentaire.
Tant que les voies de filtration, principalement l'angle iridien, restent perméables, la poussée glaucomateuse ne tarde pas à cesser pour se reproduire à nouveau : de là les retours offensifs et les période? d'accalmie qui caractérisent le début du glaucome. Par contre, sitôt que la soupape de sûreté se ferme d'une façon définitive, l'hypertonie devient permanente mais non sans présenter encore des fluctuations.
Le trop-plein exagère la stase veineuse dans l'œil entier et le glaucome revêt alors la forme congestive, au point de simuler une inflammation. Toutes les fois que l'angle iridien reste perméable, le tonus s'élève peu et l'atrophie optico-rétinienne profonde caractérise seule le glaucome chronique sénile.
Il nous reste à envisager le mode de l'occlusion de l'angle de la chambre antérieure, fait à peu près constant et qui a conduit des auteurs contemporains à substituer à la théorie de Y hypersécrétion celle mécanique par défaut d'excrétion.
Il est certain que dans la plupart des glaucomes, l'iris poussé en avant diminue la profondeur de la chambre antérieure, principalement à la périphérie où sa base s'applique contre la cornée et y adhère. Pour expliquer l'adhérence, on a invoqué des processus divers.
A. Weber1 l'attribue à l'engorgement des procès ciliaires qui, se mettant en contact avec l'iris, le refoule en avant; l'anatomie pathologique ne justifie pas cette interprétation.
Ulrich (l. c, p. 285) invoque un mécanisme analogue. Pour lui, la sclérose des vaisseaux iriens ferait refluer le sang vers les procès ciliaires; d'où hypersécrétion, puis refoulement de l'iris et du cristallin en avant, au point d'obstruer l'angle de filtration. Il ajoute que, par suite de la sclérose de l'iris, la voie principale de communication vers la chambre antérieure est entravée. Il admet qu'à l'état physiologique l'application du bord pupillaire contre la face antérieure de la lentille s'oppose au passage de l'humeur aqueuse à travers la pupille, et que l'iris joue le rôle de filtre. Cette opinion a contre elle le fait que dans les iritis, l'occlusion totale de la pupille par des synéchies constitue une condition favorisant le développement du glaucome; quant à la sclérose du tissu irien, elle manque souvent et est toujours secondaire.
La théorie de Priestley-Smith, d'après laquelle I'équateur de la lentille augmente de volume chez les vieillards, s'applique contre la couronne ciliaire, efface l'espace péri-cristallinien et fait que le courant nutritif du vitré refoule le système lenticulaire et l'iris en avant, ne