Randolph, Amer. Journ. of Med. Sciences
b-2k GLAUCOME.
Des examens histologiques au nombre de 20 environ, dont 5 appartenant à Dùrr, ressortent les particularités suivantes :
Amincissement avec distension de la cornée et de la sclérotique, surtout au niveau du limbe.
Angle iridien le plus souvent oblitéré. Iris atrophié, et dans les formes congestives, exsudations membraneuses recouvrant l'iris et les procès ciliaires. Une seule fois Bùrhaber a noté l'iridérémie totale.
Cristallin en place, ou bien luxé soit en avant, soit en arrière; rarement résorbé.
Lors d'opacification de la cornée, infiltration du stroma avec ou sans vacuoles ; destruction partielle de la membrane de Bowman et conservation de celle de Descemet.
Atrophie des procès ciliaires: distension de la choroïde avec réduction de la couche des capillaires, et, dans le seul fait de Gallenga1, adhérence anormale de l'uvée à la sclérotique.
Conservation des éléments rétiniens. Deux fois seulement Gallenga signale des apoplexies dans la couche ganglionnaire.
Excavation constante de la papille, bien que le tronc du nerf optique soit normal; seul Dùrr l'a trouvé atrophique. D'après le même auteur, large décollement du pôle postérieur du vitré et compression par la boutonnière des obliques des veines vorticineuses, avec élargissement de leurs gaines lymphatiques. Sur beaucoup d'yeux, fluidilîcation du corps hyaloïde, contenant des cellules, les unes incolores, les autres pigmentées.
Pour Raab2, Gallenga, Mauthner3 et Dùrr, les lésions se rattachent à une irido-choroïditc intra-utérine, alors que pour Horner, Murait, Pflùger4 et Dufour5, elles sont caractéristiques du glaucome.
Cette dernière interprétation nous parait la vraie, si l'on ajoute que le type est celui du glaucome consécutif, dû à l'occlusion fréquente de l'angle iridien par accès de sécrétion.
Les myotiques, les paracentèses, la sclérotomie et même l'iridectomie font dès lors partie du traitement.
En ce qui concerne cette dernière intervention, Dufour se déclare peu satisfait, outre que l'exécution est difficile lors d'opacification de la cornée. C. Mellinger6 en esl au contraire partisan et l'a pratiquée chez deux enfants de deux et six ans. S'il est vrai qu'il n'y a pas eu de