‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 335 sur 547 · Smidt-Rimpler, Graef'e Saemisch, t. V, p · texte numérisé non relu

Smidt-Rimpler, Graef'e Saemisch, t. V, p

serré; exceptionnellement, l'extraction de la cataracte avec iridectomie; l'irideclomie seule et parfois la strabotomie1.

De Grsefe relate l'observation curieuse d'un jeune homme ayant reçu dix ans auparavant un coup de corne de chèvre à l'angle interne de l'œil gauche. Il en était résulté une cicatrice s'étendant de l'angle intermarginal de la paupière inférieure à la caroncule. L'individu éprouvait de temps en temps des douleurs paroxystiques circumorbitaires, s'accompagnant d'hypotonie marquée et de réduction brusque du volume du globe. Après une durée de six heures à un ou deux jours au plus, le tout rentrait dans l'ordre et le globe reprenait sa tension normale.

Un cas analogue de Landsberg2, concernant un leucome adhérent par ulcère de la cornée, nous semble contestable. Il se pourrait en effet qu'on eût affaire à une fistule capillaire avec écoulement intermittent de l'humeur aqueuse, simulant des accès d'hypotonie spontanée.

Une observation intéressante au point de vue anatomo-pathologique est celle de Schmidt-Rimpler3. Le malade présentait une réduction considérable de l'œil, sans manifestations inflammatoires, ni diminution de l'acuité visuelle ; l'hypotonie ne dépassait pas — 1 . A l'autopsie, l'auteur trouva le globe rapetissé, mais sain. Bien que l'affection durât depuis de longues années, le côté correspondant du sympathique n'offrait aucune altération, sauf une pigmentation plus forte, et ça et là quelques apoplexies entre les cellules ganglionnaires. Dans le cerveau, seule la partie superficielle de la couche optique gauche était ramollie.

Le diagnostic de la phtisie essentielle, affection rare et dont nous ignorons la nature, se fonde sur la périodicité très nette de l'hypotonie et le retour complet de l'œil à son état normal dans l'intervalle des attaques. Lorsque le globe reste hypotone d'une façon permanente, c'est qu'il s'agit de lésions dystrophiques graves, telles que décollement de la rétine et hyalo-choroïdite, devant aboutir à l'atrophie définitive de l'organe.

Le traitement s'adressera aux causes tant locales que générales, dont l'hypotonie périodique constitue le syndrome. Si les attaques s'accompagnent de douleurs névralgiques violentes, on prescrira le sulfate de quinine (v. Graefe) le bromure de potassium, l'antipyrine et au besoin des injections hypodermiques de morphine.

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