Jacobson, Klin. MM., XV, p. 259 et 511, et XVII, p
cataracte, et bien des auteurs l'ont envisagée comme acquise, apparaissant entre la première et la deuxième année. Dub', se fondant sur ce que le cristallin cataracte ne dépasse guère 5mm,b' de diamètre équatorial, tandis que le diamètre minimum à l'état physiologique est d'au moins, d'après les mensurations qu'il a faites, de 6mm,8, conclut à l'origine fœtale. Du reste, vu sa couleur grisaille et son siège profond, la cataracte peut souvent passer inaperçue dans les premiers temps.
Cette manière d'envisager la question suppose démontrée la théorie de Horner, d'après laquelle la cataracte stratifiée débuterait par les couches sous-capsulaires du cristallin fœtal, sous l'influence du rachitisme intra-utérin, particulièrement fréquent, d'après Kosowitz, dans les derniers mois de la grossesse. Si au contraire on admet la théorie de Arlt, soutenue tout dernièrement par Peters2, rien ne s'oppose à ce que le processus débute dans les premières années de la vie. Tout se passe ici au sein du noyau, qui devient vésiculaire, durcit et se rétracte. Cette altération peut même se propager du côté des pôles, et constituer une cataracte axiale antérieure et postérieure.
Le fait important qui ressort de toutes ces recherches, c'est la sclérose fréquente du noyau, impossible à reconnaître cliniquement, ainsi qu'en font foi les observations de Deutschmann3, C. Hess et autres. Toujours est-il que la production chez le nouveau-né d'une sclérose cristallinienne centrale, envisagée jusqu'ici comme exclusive à la vieillesse, a lieu de nous étonner. Aussi peut-on se demander si cet état lient au tassement et au ratatinement des fibres, ou ne dépend pas plutôt d'un état pathologique.