Hasxer et JIoorex, Ophlh. Beobacht
2. Alf. Gr.efe, Bericht der ophthal. Gesellschafl, 1870, p. 25.
5. Just, Kermtaare im Kindersalter [Centralblatt f. Augenheilk., 1880). 4. Panas, Arch. d'Opht., Paris, 1882. t. II, p. 481.
capsulaire modifié et un noyau jaune sclérosé, ayant la consistance de la cire.
Même chose est arrivée dans le cas que nous avons opéré, et dans ceux de Belloùard et Redard relatés dans notre communication aux Archives d'Ophtalmologie.
Ce qui est plus caractéristique encore, c'est la possibilité de la transformation de ces cataractes en morgagniennes, ainsi qu'en témoignent les observations de Janin, de Arlt, d'O. Becker et de Just. Ce dernier l'a vue survenir rapidement chez un enfant après une attaque de convulsions.
Schirmer1 après Beselin'2, s'étant livré à une étude approfondie sur la structure et le mode d'évolution des cataractes centrales stratifiée et nucléaire, a établi que la lésion fondamentale réside dans une altération vacuolaire débutant autour du noyau. Ce dernier se sclérose à son tour, se rétracte et présente également des vacuoles moins nombreuses et plus petites. Pour l'auteur, les deux variétés nucléo-sclérosique et nucléaire molle ne sont en somme que deux types d'un même processus pathologique. Tel est aussi l'avis de Knies3, qui soutient que le trouble nutritif, d'après l'époque de son apparition, provoque l'une ou l'autre forme. II est à ajouter qu'on assiste parfois à la transformation de la cataracte zonulaire en une nucléo-centrale scléreuse. Toutes deux apparaissent en bas âge, sont souvent héréditaires, et comme telles se rencontrent sur plusieurs membres d'une même famille. Hirschberg cite une observation où la grand'mère, la mère et l'enfant étaient atteints de cataracte stratifiée. Schirmer l'a notée chez la mère et le fils, et Knies chez trois frères, dont la mère et le grand-père maternels présentaient des anomalies cristalliniennes analogues.
Comme Schirmer, Lawford* admet la rétraction du noyau qu'il a très nettement constatée, et s'élève contre l'opinion de Beselin attribuant la zone périnucléaire à l'action des réactifs. Il est bon de dire encore que l'on a signalé quelques cas de cataracte stratifiée sur des yeux pathologiques d'adultes (v. Graefe5, Becker6 et Schirmer, /. c.). Une autre particularité à propos du noyau consiste dans sa densité relative (de Grsefe 7) et son degré élevé de réfraction (Zehender, Mathissen, Jacobson3).
On n'a pas manqué de contester le début intra-utérin de ce genre de
1. Schirmer, Arcli. f. Opht., XXXV, 5, p. 147; XXXVI, 1, p. 185; XXXVII, 4, 1891.
2. Beseus, Arch. f. Augenh., XVIII, p. 71, 1888. 5. Ksie's, Grundriss d. Augenh., 1888, p. 282.