V. Gr.efe, Arck f. Ophth., XII, 2, p
'2. Rordjians et Gesciieidt, Microicope Deitrâge, 183'2, et Joiirn. de Ammon, 1833.
caséeuses ou calcaires, absolument intransparentes; à quoi s'ajoutent, lors d'inflammation de l'iris, des synéchies pupillaires partielles ou totales, qui souvent réduisent la vue à la simple perception lumineuse.
Une condition particulièrement fâcheuse, dont l'extraction avec iridectomie est responsable, réside dans l'enclavement de la capsule entre les lèvres de l'incision cornéenne. Outre le retard apporté à la cicatrisation du lambeau et au rétablissement de la chambre antérieure, cette complication expose à des tiraillements de la zonule et des procès ciliaires, d'où il résulte une eyclite pouvant aboutir au glaucome et à l'atrophie définitive du globe.
D'une façon générale, plus la cataracte secondaire est épaisse, et plus l'acuité visuelle devient défectueuse. Il est cependant des cas, relativement fréquents, où de simples membranules, d'abord transparentes, s'épaississent et se plissent, au point de disperser les rayons lumineux et de nuire considérablement à la vision.
Étant donné que la cataracte secondaire est due principalement à des masses cristalliniennes retenues dans la capsule, tout opérateur désireux d'éviter une intervention ultérieure devra s'attacher à les extraire le plus complètement possible. Pour la même raison, il n'opérera qu'avec réserve des cataractes non mûres.
A côté du travail régressif dont nous venons de parler, nous croyons devoir signaler la régénération possible du cristallin après son extraction.
Il faut tout d'abord distinguer les cas où il s'agit de l'éclaircissement de la lentille en voie de s'opacifier, ainsi que nous en avons précédemment cité des exemples. De pareils faits ont été observés, aussi bien chez l'homme que chez les animaux, mais toujours sur des sujets jeunes, à l'âge où le cristallin est en pleine évolution, comme cela résulte des expériences de Textor, Le Roy d'Éliolles, Gayat, Millot et autres.
La régénération d'un cristallin spontanément cataracte et extrait est plus que douteuse, au moins chez l'homme. Ce qui a pu en imposer en pareil cas, c'est la conservation de la transparence des masses cristalliniennes emprisonnées entre les deux cristalloïdes, s'accompagnant d'hypcrplasie des cellules de l'épithélium, le tout formant une masse plus ou moins diaphane.