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Hoc et Col de Villard

5. Sperino, Éludes cliniques sur l'évacuation répétée de l'humeur aqueuse dans les Maladies de l'œil, Turin, 1862.

i. Galien, lib. XIV, cap. xix, t. X, p. 1019.

celles molles et demi-molles qui, vu leur peu de consistance, se prêtaient mal à l'abaissement. Le procédé consistait à disciser la lentille à l'aide d'une aiguille introduite par la sclérotique; ce qui lui a valu le nom de sclérolico-nijxis (Brisseau, Heister, Acrel, Percival Pott et autres).

Conradi1, élève de Richter, proposa le premier de faire pénétrer l'aiguille par la cornée. Cette méthode, connue sous le nom de kératonijxis,{\i\. adoptée parBuchorn2 et a été généralisée depuis lors. Langenbeck3 ajouta l'emploi de la belladone pour dilater la pupille et faciliter par là l'opération.

La discision, comme Galien l'avait pensé, convient exclusivement aux cataractes entièrement liquides de l'enfance, dépourvues de noyau. Dans ces conditions, la substance cristallinienne se résorbe rapidement, ne laissant d'autres reliquats que des lambeaux capsulaires, rarement assez épais pour gêner la vision. S'il s'agit d'individus âgés, le travail régressif devient beaucoup trop lent et l'on s'expose à échouer.

Si simple qu'elle paraisse, cette opération n'est pas exempte de dangers. C'est ainsi que, lorsque la capsule a été largement ouverte, il survient un gonflement tumultueux des masses cristalliniennes et le refoulement de l'iris en avant, ce qui détermine une réaction vive et parfois des accidents glaucomateux. Il ne faudrait pas oublier aussi, que bien des cataractes de l'enfance réputées molles sont souvent pourvues d'un noyau scléreux, qui, venant à tomber dans la chambre antérieure, agit à la manière d'un corps étranger. Le fait que plusieurs interventions deviennent souvent nécessaires n'est pas à l'avantage de cette méthode, outre qu'il peut subsister des cataractes membraneuses consécutives.

Il va de soi qu'on ne saurait songer à la discision chez un individu ayant dépassé la trentaine; à cet âge, le cristallin possède toujours un noyau sclérosé. Enfin un dernier reproche est l'enclavement d'un lambeau capsulaire qu'entraîne l'aiguille à sa sortie jusque dans le canal de la ponction cornéenne. C'est là un accident sérieux et bien plus commun qu'on ne le pense.

Pour toutes ces raisons, nous croyons avec de Graefe que l'application de ce procédé doit être restreinte aux seules cataractes liquides. Même alors l'extraction linéaire simple, comme nous le verrons, est de beaucoup préférable.

La discision s'exécute de la façon suivante. On commence par instiller de l'atropine le jour et même la veille de l'opération, afin d'élar-

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