‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 378 sur 547 · Fœrster, Arch. f. Augenheilk · texte numérisé non relu

Fœrster, Arch. f. Augenheilk

quâmes dans notre service de l'Hôtel-Dieu; et de Lapersonne1, notre chef de clinique, en fit le sujet de sa thèse inaugurale.

Diverses modifications ont été proposées depuis. Gunning2 supprime l'iridectomie, et Hill-Griffith3, après avoir pratiqué une brèche irienne, masse directement le cristallin avec la cuiller d'argent introduite dans la chambre antérieure; sur 24 opérations, 15 fois le résultat a été nul, outre que dans un cas il y eut luxation du cristallin. Schweigger* a recours à la maturation de Fœrster non précédée d'iridectomie chez les individus au-dessus de quarante ans, préférant la discision simple sans excision de l'iris, chez les cataractes plus jeunes.

D'une façon générale, on peut dire que la maturation réussit surtout dans les cataractes scléreuses, grâce à la résistance du noyau, qui facilite le massage des couches périnucléaires et leur détachement du stratum épithélial sous-capsulaire. La cataracte prend alors un aspect trouble lactescent. Dans un cas unique publié par Catham Thompson3, le cristallin rendu opaque redevint transparent un mois plus tard.

Qu'on ait recours à la maturation artificielle, ou qu'on s'en abstienne, comme le conseillent Ilirschberg0 et d'autres, nous pensons qu'il ne faut extraire les cataractes incomplètes que sur les instances du malade, le succès définitif étant loin d'être aussi assuré que lors de cataractes entièrement mûres.

Si l'on se décide à intervenir, le mieux est de renoncer à toute malaxation préalable, de pratiquer une iridectomie et de procéder à l'extraction cinq à six semaines plus tard. C'est pour avoir confondu des cataractes entièrement scléreuses restées transparentes avec celles réellement non mûres que des opérateurs ont exagéré le chiffre des succès obtenus.

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