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ANÉMIE ET ISCHÉMIE DE LA RÉTINE

L'anémie rétinienne a été signalée dans le choléra à sa période algide, dans l'asphyxie, la syncope et pendant les attaques d'épilepsie. La papille est d'une pâleur inaccoutumée, et il s'ajoute parfois le pouls artériel. La vision est en général diminuée ou même momentanément abolie. Une ischémie persistante avec perte de la vue résulte d'une embolie, de la compression de l'ophtalmique ou de l'artère centrale, et s'accompagne ordinairement de thrombose des veines correspondantes, ainsi que d'apoplexies rétiniennes.

On ne doit pas confondre l'ischémie fonctionnelle, sorte de spasme des vaisseaux, avec la réduction des artères par artério-sclérose, comme cela a lieu dans certaines atrophies optiques ou dans la rétinitc pigmentaire, tant congénitale qu'acquise.

Baquis*, voulant se rendre compte des lésions rétiniennes que peut entraîner l'ischémie, a institué chez les lapins les expériences suivantes. A l'aide d'une anse de fil ou d'une pince, il comprime le nerf optique et les vaisseaux ciliaires de 15 minutes à 4 heures au plus. Après 10 jours, il énuclée l'œil et procède à l'examen histologique. Toutes les fois que la compression n'a pas dépassé une demi-heure, il a trouvé la rétine intacte, sauf une légère réaction karyokinétique des cellules ganglionnaires. Avec une compression de plus de 50 minutes, les lésions sont au contraire prononcées et aboutissent fatalement à l'atrophie. Pour exclure ce qui pouvait revenir à la compression mé-

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