JIagnds, ibid., p
12. Ostwald, vu" Congrès de Heidelberg, 1888, p. 483. 15. Seggel, Deutsch. Arch. f. Klin. Med., XLIV, 1889.
nées, les unes striées, les autres arrondies, siègent de préférence sur le trajet des vaisseaux artériels, plus rarement au niveau de la macula, dont le fond affecte au début un aspect nuageux. La papille, d'abord flou, se décolore de la moitié temporale vers la moitié nasale, et il s'établit finalement une atrophie blanche complète. Les veines sont généralement gorgées de sang et tortueuses.
Ces hémorrhagies rappellent celles liées à l'artério-sclérose, sauf qu'il s'agit souvent ici de sujets jeunes, et qu'il s'ajoute presque toujours du trouble vitréen avec un certain degré de névrite optique. La confusion avec une périvasculite par chorio-rétinite indépendante de la syphilis est plus difficile à éviter, et en pareil cas le mieux est d'instituer le traitement spécifique.
Thalberg1, chez un jeune homme de dix-sept ans atteint de tuberculose abdominale et profondément anémié, constata une hémorrhagie rétinienne le long des vaisseaux et un épanchement sanguin autour de la macula. A l'examen histologique, le nerf optique était sain, les veines et les capillaires distendus, et les gaines lymphatiques gorgées de sang. Nulle part il n'existait de ruptures vasculaires, ce qui porte l'auteur à penser qu'il s'agissait d'hémorrhagies par diapédèse. La choroïde et les parties périphériques de la rétine étaient normales. Pendant la vie, l'analyse du sang avait montré que les globules blancs par rapport à ceux rouges étaient dans la proportion de ^.
Dans un travail récent, Naumoff2 s'est occupé, après Kônigstein3, Schleich 4 et Bjerrum 5, des apoplexies rétiniennes, que l'on rencontre incidemment chez les nouveau-nés, explorés au point de vue de la réfraction.
D'après les statistiques de ces auteurs, elles existeraient 18 fois sur 100 et occuperaient les deux yeux dans le tiers des cas environ. Elles siègent de préférence au pôle postérieur, parfois sur la macula et toujours sur le trajet des grosses veines; très rarement, elles se propagent dans le vitré ; leur nombre et leur volume varient.
Au point de vue anatomo-pathologique, Naumoff insiste sur la situation superficielle de ces hémorrhagies et leur tendance à gagner en surface plutôt qu'en profondeur. La rétine ainsi que la papille sont souvent œdémateuses; deux fois il a rencontré des espaces lacunaires remplis de sérosité dans la couche interne des grains et celle intergranulaire, ainsi qu'un épanchement sanguin dans le nerf optique.