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PLANCHE V

. JV. 634.)

Fig. I. — Rétinite albuminurique type. Double phlegmatia alba dolens par thrombose marastique des veines fémorales.

Le disque très proéminent est enfoui dans un œdème grisâtre finement dentelé sur les bords constituant l'altération dite gangliforme de l'expansion du nerf optique. Les vaisseaux centraux, particulièrement les veines, apparaissent flexueux, dilatés et çà et là entrecoupés ; à cela s'ajoutent de petites striations hémorrhagiques. Mêmes hémorrhagies le long des branches terminales, avec deux taches blanches, la première plus large et diffuse en haut, la seconde petite el bien circonscrite en bas.

Dans la région de la macula, large constellation blanche à rayons inégaux et souvent interrompus; trois taches hémorrhagiques dont celle située sur le méridien horizontal commence à se décolorer au centre.

Le reste du fond de l'œil normal, aussi bien à la périphérie qu'entre le disque optique et la macula.

La malade, nouvellement accouchée, n'avait que la sensation de la lumière diffuse. — Un an après v = normale, bien que le disque optique restât décoloré.

Fig. II. — Rétinite diabétique avec albuminurie transitoire et œdème du

cou-de-pied.

Au centre, dans l'étendue de deux à trois diamètres papillaires, trouble nuageux avec saillie du nerf optique et de la rétine.

Limites du disque absolument indistinctes; vaisseaux centraux, surtout les veines, tortueux et comme entrecoupés ; taches hémorrhagiques allongées et striées, preuve qu'elles siègent dans la couche des fibres nerveuses ; plus en dehors, couronne de taches blanches de différentes grandeurs, quelques-unes encadrées par du pigment noir. Plus périphériquement fond d'oeil granité en brun, d'apparence normale — macula invisible. — Ces lésions se traduisaient par un scotome relatif central.

Panas Ti^azté des Maladies des J/eiiJc

Pl.V

Fig.l.

Rétinite albuminurique.

Kg. 2.

Rétinite diabétique.

Nicolet deî. et hrh.

G . Masson, Edit., Paris.

Imp19S Lemercier .Paris

REUNITES. 635

rose urémique dépendait souvent, sinon toujours, d'altérations de la rétine; Heymann1 et Liebreich2 donnèrent la description ophtalmoscopique.

Une connaissance plus approfondie de la néphrite brightique a permis de reconnaître qu'à côté de l'amblyopie par lésion rétinienne, il en est une autre plus rare d'origine encéphalique, qui comme telle mérite de rentrer dans la classe des amhlyopies proprement dites. Dans celte variété, on ne trouve aucune lésion de la membrane nerveuse; distinction importante, sur laquelle v. Graefe3 etFœrster* ont particulièrement insisté.

Dans la rétinite albuminurique. on découvre à l'ophtalmoscope des taches apoplectiques variant comme nombre et comme forme. La plupart siègent le long des vaisseaux et sont délimitées par des bords finement dentés ou crénelés, preuve qu'elles occupent principalement la couche des fibres nerveuses. Bientôt il s'ajoute une injection et l'œdème de la papille. Les veines dilatées, tortueuses, sont enfouies par places, et à l'image droite on aperçoit une fine striation radiaire, alternativement rouge et blanche, qui tient à l'hyperhémie des capillaires et au gonflement des fibres nerveuses. Ultérieurement la papille et la macula s'entourent de larges stries et de points ronds, de couleur blanche, formant une sorte de constellation.

La réunion de tous ces caractères ophtalmoscopiques permet d'affirmer la nature de l'affection, et conduit à procéder de suite à l'examen des urines.

A mesure que les altérations se prononcent, les plaques blanches deviennent miroitantes et tranchent de plus en plus sur le fond de l'œil; en même temps, la papille se décolore et devient moins saillante.

A la période de régression, toutes ces altérations finissent par disparaître; cependant, le disque optique garde longtemps encore, sinon toujours, un aspect blanc lavasse, et les artères leur calibre rétréci, alors même que la vision se rétablit en entier.

Lors de terminaison moins favorable, les plaques s'excavent au centre et s'entremêlent avec des dépôts pigmentaires, principalement autour de la papille, le long des vaisseaux rétiniens et vers l'ora serrata.

On observe parfois des formes atypiques, en ce sens que ce sont les apoplexies (Magnus)3, ou le gonflement œdémateux du disque optique (Magnus, Samelsobn, Gowers6) qui prédominent. Il faut alors se garder

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