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RÉTINITE DIABÉTIQUE

Outre qu'elle est plus rare, la rétinite diabétique revêt des formes variables. Le plus souvent, il s'agit d'apoplexies pures et ailleurs de rétinite rappelant le type albuminurique, avec tous les intermédiaires. D'après cela, on conçoit qu'il soit difficile de déterminer si les lésions dépendent du diabète plutôt que d'une néphrite. Pour déceler l'origine, il faut procédera l'analyse des urines et tenir compte de la proportion d'albumine. Toujours est-il qu'une rétinite, offrant les allures de celle albuminurique franche, suppose dans l'immense majorité des cas la

néphrite brightique. Les faits contradictoires, tels que ceux cités par Noyés1 et Ilaltenhoff2, sont tout à fait exceptionnels.

La rétinite glycosurique se montre d'ordinaire dans la période avancée du diabète et se caractérise par l'adjonction fréquente d'une névrite optique, avec rétrécissement périphérique du champ visuel et dyschromatopsie. Le grand nombre et la dissémination des hémorrhagies constituent un caractère important. Même aspect ophtalmoscopique dans le diabète insipide, l'oxalurie, l'hippurie et la benzurie; états rares, et sur lesquels bien des renseignements nous manquent. La seule chose à noter, c'est que dans l'oxalurie, étudiée par Bouchardat3, Mackenzie', Jseger3 et Leber6, les hémorrhagies très abondantes envahissaient le vitré. Le même fait a été signalé par Bichoff et II. Muller7 dans certaines cirrhoses du foie et à propos de fistules biliaires.

Au point de vue anatomique, la lésion dominante est la sclérose des vaisseaux, bien qu'il faille attribuer un certain rôle à l'altération du sang. Les complications les plus communes seraient, d'après Pillot8 et Wiesinger0, l'iiïdo-cyclile plastique, la kératite à hypopyon et les épanchements hémorrhagiques dans le vitré.

Comme dans la rétinite albuminurique, le traitement médical est seul efficace.

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