‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 412 sur 547 · PnonssEAr;, Deutsche Med. Woch., 1887, p · texte numérisé non relu

PnonssEAr;, Deutsche Med. Woch., 1887, p

REUNITES. 639

et des membranes muqueuses, sans omettre le glaucome, dont Weecks a fourni un exemple (obs. 1).

Les complications de la l'orme œdémateuse sont le décollement de la rétine et l'anasarque; mais on conçoit que l'adjonction de la dyscrasie à l'artério-sclérose, toutes deux de source rénale, puissent imprimer à l'affection rétinienne des caractères mixtes.

Pour expliquer le processus hémorrhagique dans le brightisme, il faut invoquer l'influence d'embolies multiples et l'altération des parois vasculaires devenues plus friables. Dans ces conditions il y a transsudation du plasma, diapédèse des éléments figurés du sang, ou bien rupture des capillaires et des veines. Dans un cas de Weecks, une grosse veine rétinienne rompue avait été le point de départ de l'hémorrhagie profuse du vitré.

Le traitement est d'ordre médical.

Contre l'amblyopie gravidique tenace, on a proposé de provoquer l'accouchement, ce qui ne réussit pas toujours, outre que parfois la rétinite apparaît chez des parturiantes. Dans un cas de ce genre que nous avons observé, il y eut amaurose totale accompagnée de phlegmatia alba dolens. Heureusement tout finit par se dissiper et la malade recouvra une vision parfaite, bien que la papille restât décolorée.

A moins d'indications spéciales, on doit s'abstenir de toute intervention locale: l'application de sangsues ou de ventouses à la tempe conseillée par v. Grsefe ne convient que dans des cas exceptionnels. Le massage sur toute la surface tégumentaire, les dérivatifs intestinaux et l'administration d'iodure de sodium nous semblent préférables; à quoi il faut ajouter la protection des yeux contre toute lumière vive.

Dans la rétinite d'origine paludéenne, on tirera profit des toniques, des ferrugineux, de l'arsenic et de l'hydrothérapie: s'il s'agit d'intoxication saturnine, on ajoutera les bains sulfureux et autres moyens usités en pareils cas.

A la période d'atrophie, les courants continus et les injections hypodermiques de strychnine méritent d'être tentés.

Page 1