Leber, Zehender M. B., VII, p
REUNITES. 641
neke' et Poncet2. Les vaisseaux sont souvent bordés d'un liséré blanc et se montrent d'un rouge pâle.
Autour des brandies principales, les infarctus dominent, tandis que, le long des tins minuscules et près de la macula, on rencontre surtout des foyers blanchâtres. La papille est ordinairement décolorée et proéminente. Une seule fois Sœmisch3 a signalé des hémorrhagies profuses dans le vitré, avec accidents glaucomateux.
A l'examen histologique, on trouve des amas de leucocytes l'appelant de petits lymphomes. avec cette particularité qu'il n'existe aucun réticulum lymphoïde et que la limite est constituée par une zone de globules rouges. Le siège de ces amas est plus profond que celui des simples hémorrhagies situées généralement dans la couche superficielle des fibres nerveuses. Le liséré blanc périvasculaire est dû, d'après Poncet, à la diapédèse des globules blancs dans la gaine lymphatique. Cet auteur insiste sur de véritables infarctus leucocytiques qui obstruent les tubes vasculaires et déterminent la thrombose et la rupture des parois.
Par exception, la rétinite liée à la leucémie revêt les caractères de celle albuminurique; cela a lieu lors d'altérations leucémiques des reins et de la rate, avec passage consécutif de l'albumine dans les urines.
La choroïde participe assez souvent aux lésions vasculaires, ainsi que le prouvent les infarctus leucocytiques qu'on y rencontre.
Vu le siège ordinairement périphérique des hémorrhagies, on conçoit que, dans le premier stade, la vision soit peu altérée; aussi lorsque le malade se plaint d'amblyopie. c'est que déjà la rétinite est à une période avancée : de là le conseil de toujours procéder à l'examen des yeux alors même que les individus n'accusent aucun trouble fonctionnel.
Ce qui rend le pronostic particulièrement grave, ce sont moins les lésions de la rétine que le peu de prise que nous avons sur l'affection générale dont elles dépendent. C'est donc à cette dernière que le traitement doit s'adresser.
i. — RÉTINITE HÉMORRHAGIQUE DANS L'ANÉMIE PERNICIEUSE PROGRESSIVE
Dans l'anémie pernicieuse progressive, telle qu'elle a été décrite par Biermer*, les apoplexies rétiniennes constituent un symptôme à peu près constant et par cela même caractéristique.
Suivant Ouncke3, les foyers hémorrhagiques présentent au centre