‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 416 sur 547 · Qunlke, Wolkmanris Samml. klin. i'ortràye, 187G · texte numérisé non relu

Qunlke, Wolkmanris Samml. klin. i'ortràye, 187G

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un reflet gris rougeâtre; la papille est parfois œdémateuse, et, autour d'elle, ainsi que dans la région de la macula, on trouve des plaques blanches rappelant celles de la rétinite albuminurique.

La constitution des infarctus est la même que dans la rétinite leucémique. Manz1 signale en plus des dilatations ampuliformes qu'on rencontre également dans les gaines lymphatiques périvasculaires.

Ce qui distingue les deux affections, c'est que, dans la dernière, les globules rouges sont rapetisses et tendent à se détruire, alors que rien de pareil ne s'observe dans la leucémie.

Le traitement doit avant tout viser l'anémie pernicieuse dont les apoplexies rétiniennes sont l'épiphénomène.

B. — RETINITE PIGMENTAIRE

Des foyers pigmentaires pathologiques, ayant pour siège les parties antérieures de la rétine, se rencontrent dans des conditions très diverses. On en observe fréquemment dans les derniers stades de toute chorio-rétinite chronique simple ou spécifique, après un traumatisme de la rétine surtout lors de corps étranger, et dans les cas de staphylome avec glaucome secondaire.

La description qui va suivre s'applique exclusivement à la rétinite pigmentaire primitive, réputée congénitale.

Avant la découverte de l'ophtalmoscope, ce que l'on savait sur cette affection se réduisait à peu de chose. Seul, v. Ammon" avait eu l'occasion d'en faire l'examen anatomique et l'avait décrite sous le nom de rétinite tigrée. Arlt lui donna celui d'héméralopie congénitale: van Trigt5 put la diagnostiquer à l'aide du miroir, et v. Grsefe appela l'attention sur le rétrécissement progressif du champ visuel. Dès lors l'affection était constituée, et il ne manquait plus que l'étude histologique dont nous sommes redevables à Donders* et à son élève Maes5. Ces auteurs firent ressortir que les amas pigmentaires provenaient non de la choroïde, mais de la rétine; ce qui fut confirmé par Leber6 et Landolt7; seuls Wedl et Bock8 admettent l'origine choroïdienne. Toujours est-il qu'on a affaire au pigment physiologique, vu que les réac tions propres au pigment héinatique font défaut; c'est là un fait en

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