PI VI
Fig.l.
Rétinile pigmentaire.
Fig.2 Rétinite proliférante.
Nicolet del. et ltfh.
G. Masson Edit, Paris.
Imp'*9 Lemercier, Paria.
RETINITES. 645
L'état inverse ou nyctalopie ne se rencontre qu'exceptionnellement, alors surtout qu'il se joint une cataracte: polaire postérieure et une atrophie optique prononcée.
Un second caractère est le rétrécissement régulièrement concentrique du champ visuel, qui, lorsqu'il est considérable, oblige l'individu à tourner sans cesse les yeux. Toutes les fais que la réduction est irrégulière, on doit penser à des complications d'un autre ordre.
Comme particularité exceptionnelle, v. Grœfe1 et Windsor5 décrivent un scotome annulaire encadrant la macula, alors que le centre et la périphérie fonctionnaient normalement; les plaques pigmentaires ayant l'ait défaut, il est permis de douter de l'exactitude du diagnostic. Toutefois H. Mùller n'hésite pas à ranger ces cas parmi les rétinites pigmentaires, et, pour expliquer le fonctionnement des fibres optiques venues de la périphérie, il admet que seuls les éléments percepteurs de la rétine dans la partie scotomateuse sont intéressés.
Nous ferons les mêmes réserves pour les scotomes maculaires centraux, dont on possède deux observations, l'une appartenant à Knapp3, l'autre à Leber4, et cela d'autant plus que les malades accusaient non de l'héméralopie mais de Vérythropsie.
Généralement, les sujets recherchent la lumière vive. Ceux qui sont éblouis ou se plaignent de photôpsies, comme dans les cas de Hocquard5, Hutchinson6 et de Wecker7, constituent l'infime minorité.
L'acuité visuelle, mesurée sur un grand nombre d'individus pris indistinctement dans les différentes périodes de la maladie, subsiste longtemps, à moins qu'il ne s'y ajoute une atrophie optique précoce.
L'âge auquel apparaissent les troubles de la vue est très variable. Chez les héréditaires, l'affection évoluant pendant la vie intra-utérine, les enfants peuvent naître aveugles. Après la naissance, l'affection se montre entre la première et la vingtième année: de là résulte que des rétinites en apparence acquises sont congénitales, ou pour le moins remontent aux premiers temps de la vie. Ces variantes se retrouvent sur plusieurs membres d'une même famille. A côté d'enfants nés aveugles, on en voit qui deviennent amblyopes beaucoup plus tard ou qui même échappent à la cécité, exemple les trois frères cités par Darier8.
Bien des cas d'atrophie optique congénitale rentrent dans la rétinite pigmentaire, ainsi que cela ressort des observations de