Darier. Arch. d'ophtalmologie. 1887, p
Mooren1 et Leber\De son côté, Fœrster signale des héméralopies héréditaires sans lésions ophtalmoscopiques apparentes, mais accompagnées d'une réduction périphérique du champ visuel.
L'étiologie de la rétinite pi gmentaire n'est qu'imparfaitement connue. Outre l'hérédité, dont l'influence est incontestable, on a invoqué la consanguinité. On a également cherché à établir un lien entre le mutisme, la surdité, l'idiotie et l'altération de la rétine. Sur un ensemble de 241 sourds-muets, Liebreich a rencontré la rétinite 14 fois, ce qui donne la proportion de 9 pour 100. Hocquard, sur 200 sourds-muets de l'Institution de la rue Saint-Jacques, à Paris, a relevé seulement 5 cas, et Horing, sur 55 idiots, l'a signalée 4 fois. De son côté, Bayer3 l'a observée chez un microcéphale, et Hutchinson* sur un sujet atteint de paralysie infantile. Il est encore à remarquer qu'il coexiste souvent des vices de développement, tels que doigts et orteils surnuméraires, ou même l'absence des membres supérieurs, comme dans le fait de Mauthner5. Outre la microphtalmie et le colobome, on a noté encore le strabisme et la cataracte siliqueuse congénitale.
Il ne paraît y avoir aucun rapport avec, la réfraction statique; aussi trouve-t-on des myopes, des hypermétropes et des astigmates dans une proportion variable.
Hutchinson, Macs et Leber, se fondant sur la grande mortalité des nouveau-nés, se demandent si la syphilis héréditaire ne doit pas être prise en considération. Mais le fait que, dans les observations d'Hutchinson et Swanzi6, il s'ajoutait de l'iritis et qu'un seul œil était atteint doit nous éloigner d'une pareille interprétation; cela d'autant plus que Pedraglia7 et Anke8 citent 2 cas de rétinite unilatérale type où la syphilis était hors de cause.
Une particularité digne de remarque, c'est que les garçons y sont exposés trois fois plus que les filles. Signalons en terminant l'opinion de Perrin9 et de Mauthner10 sur l'influence du séjour prolongé dans les pays chauds, et celle de Liebreich" sur la prédisposition qu'aurait la race juive.
Le traitement curatif de cette affection n'est pas encore connu. Les quelques améliorations signalées sont d'autant moins démonstratives