Frais, Arch. f. Op/tt.. XXXIX, 3, p
Vu l'absence d'examens anatomiques, on ne saurait émettre que des hypothèses sur la nature de l'affection. La syphilis a toujours été hors de cause; seuls le sexe féminin et la sénilité paraissent avoir une influence incontestable. Les raptus sanguins manquent ou se réduisent à peu de chose, ce qui empêche de classer cette variété parmi les rétinites hémorrhagiques. De même, on ne peut l'envisager comme d'origine brightique ou diabétique, attendu que les urines sont normales, ou ne renferment que des traces d'albumine et de sucre. Les cas qui semblent rentrer dans la description de Fuchs sont ceux de Galezowski1 et Goldzhier.
Les productions verruqueuses et hyalines, sous forme de foyers circonscrits et souvent entourés d'un liséré pigmentaire, s'en distinguent par leur siège aussi bien au centre qu'à la périphérie de la macula, et par le fait qu'à moins d'envahissement de la tache jaune la vision n'est pas altérée.
La rétinite ponctuée albescente se différencie par la dissémination du fin pointillé sur tout le fond de l'œil, et par son apparition sur des sujets jeunes, héméralopes pour la plupart.
Certaines variétés de rétinite acquise, dont l'origine semble être syphilitique, peuvent au premier abord en imposer ; mais, étant donné que les taches sont susceptibles de disparaître sans laisser de traces, et que l'affection se montre à tout âge, on arrive facilement à éviter l'erreur.