Noiidensox, Die Nctzhanlablôsuiig, etc., Wiesbaden, 1S
Môme impuissance des saignées locales, sauf peut-être pour certains décollements symptomatiques de phlegmasie franche de la rétine et de la choroïde.
Dans ceux liés à la rétinite syphilitique, c'est au mercure et à l'iodure de potassium qu'il faut s'adresser. Si l'on soupçonnait que l'arthritisme fût en cause, on prescrirait les iodures alcalins et les salicylates de soude ou de lithine. Ulrich et Chibret' se déclarent partisans des préparations salicylées.
Chez les individus jeunes, où les hémorrhagies rétiniennes sont en cause, on s'attachera à modifier la crase du sang au moyen des toniques, quinquina, tannin, fer, arsenic, et l'on ajoutera l'ergotine en injections hypodermiques.
Dans le décollement par rétinite albuminurique, c'est l'affection rénale qu'il faut viser avant tout.
Quel que soit le traitement médical employé, on doit ajouter, d'après le conseil de Samelshon2, le repos et la compression prolongée de l'œil. Malheureusement, ce moyen très rationnel n'a fourni, dans la plupart des cas, que des améliorations passagères. Nous en dirons autant du décubitus prolongé, qui a l'inconvénient d'abattre les forces physiques et morales, sans grand profit au point de vue du décollement.
Ware% puis Sichel4 père, eurent l'idée d'évacuer le liquide sousrétinien à l'aide d'une ponction à travers la sclérotique; ils furent suivis dans cette voie par Kittel, de Vienne.
De Grsefe5, ayant remarqué que la rupture spontanée de la rétine avait eu pour effet de rendre l'affection stationnaire, fit la discision du décollement, dans le but de faire passer le liquide sous-rétinien dans la cavité du vitré. A part de très rares succès communiqués par l'auteur, ainsi que par Arlt6 et Secondi7, ces procédés ont échoué, outre qu'ils n'ont pas manqué de produire des accidents réactionnels et jusqu'à la phtisie du globe.
Il y a quelques années, le drainage de l'œil avec un fil d'or très fin passé dans le vitré à travers la sclérotique et laissé en place, fut proposé par de Wecker et Masselon8. Malgré la vogue dont ce moyen a joui, il est complètement abandonné aujourd'hui. On peut en dire autant de la suture de la rétine à l'aide de catgut conduit à travers la région équatoriale, et dont on noue les deux bouts contre la sclé-
i. Chibret, Soc. fr. d'Ophlhalm., 1890.