TRAUMATISME DE LA RÉTINE
• Comme le cerveau, la réline peut être le siège de plaies, de contusions ou de commotion pure.
Nous n'insisterons pas- sur les traumatismes proprement dits, vu qu'il en a été longuement question à propos de ceux de la coque oculaire (page 459). Le seul point qui mérite d'être noté concerne les modifications qu'éprouve le tissu rétinien à l'endroit de la blessure. D'après Berlin2, on observe tout d'abord une sorte d'oedème avec gonflement variqueux des fibres nerveuses, comme dans la rétinite albuminurique. Ultérieurement, le tissu devient cicatriciel par organisation conjonctive des nombreuses cellules immigrées ainsi que l'a bien établi Roth3, et se charge de pigment rétinien principalement à la périphérie.
La commotion de la rétine a été soigneusement étudiée par Berlin chez l'homme et les animaux. D'après cet auteur, au bout de la première heure qui suit le choc, le point commotionné offre un trouble nuageux qui, lors d'ébranlement du pôle antérieur, siège au voisinage de la papille plus ou , moins hyperhémiée. Cet état se distingue du décollement par la disposition des vaisseaux, qui ne décrivent pas de crochets et conservent leur reflet lumineux physiologique. L'acuité visuelle s'abaisse au { ou au {, mais sans que le champ visuel se rétrécisse à la périphérie. Tel n'est pas l'avis d'Ostwalt4 et de Mackroki5, qui ont noté un scotome négatif correspondant à l'endroit du coup