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SURMENAGE DE LA RÉTINE PAR ÉBLOUISSEMENT

et disparaissant au bout de peu de jours; d'après eux, se scotomc serait plus fréquent que le trouble nuageux de la rétine.

Après vingt-quatre à quarante-huit heures, la nébulosité décroit, pour disparaître bientôt; seule la papille reste hyperhéniiée. La pupille, dilatée ou non, se laisse difficilement influencer par l'atropine,, ce qui tient à un certain degré d'iridoplégie.

Les signes réactionnels se bornent à une faible injection épiscléralc et à des douleurs grayatives ou lancinantes. Une seule fois, nous avons observé un scotome central perçu en rouge et apparaissant périodiquement vers le soir.

Berlin, en frappant avec une baguette de caoutchouc sur des yeux d'animaux, est parvenu à reproduire les mêmes lésions. Un coup obliquement porté détermine deux foyers nébuleux, l'un au point frappé, l'autre à la partie diamétralement opposée. A cet endroit, la rétine est infiltrée, et la couche des cônes et des bâtonnets offre des fendillements par places. Toujours il a trouvé une nappe de sang entre la choroïde et la sclérotique, lésion qui échappe le plus souvent à l'examen ophtalmoscopique.

A côté de la commotion, il nous reste à mentionner l'amblyopie résultant d'un choc en apparence insignifiant et décrite sous le nom A'anesthésie traumatique de la rétine. Bien des faits de cet ordre reviennent en réalité à l'hystéro-traumatisme, ainsi que le prouvent l'absence fréquente de lésions ophtalmoscopiques, la longue durée de l'amblyopie, le rétrécissement concentrique du champ visuel pour le blanc et les couleurs, enfin les cures par la simple suggestion. Avant d'admettre l'anesthésie traumatique, on doit toujours rechercher s'il ne s'agit pas de subluxation du cristallin, de crampe ou de paralysie du muscle accommodateur résultant du choc.

La guérison est la règle, mais comme elle se fait parfois attendre, il faut en être prévenu.

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