MClieh, lilin. MbL, 1895, p
NÉVRITES OPTIQUES. 691
Pour de Grsefe, la névrite rétro-bulbaire aiguë réside dans une inflammation de la partie du nerf située en avant de la pénétration de l'artère centrale. Alf. Graefe attribue au contraire l'ischémie à une sorte de contraction tétanique de la gaine musculaire de celte artère.
Hock1 et Galezowski- y voient une péri-névrite, tandis que Michel3, Sharkey, Lawiord', Knapp3, Achard et GuinonG, Kalt7 et surtout Elscbnig8 admettent l'influence d'états généraux et de lésions du système nerveux central. Cela résulte des observations de myélite aiguë (Sbarkey et Lawford), d'opbtalmoplégie avec amaurose (Knapp), de paralysie ascendante de Landry (Achard et Guinon), de paraplégie (Elscbnig).
Dans les quatre cas de ce dernier auteur, l'amblyopie était bilatérale, et le trouble visuel variait de la simple obnubilation à l'amaurose transitoire ou permanente. Le champ visuel était rétréci à la périphérie, ou bien le siège d'un scotome central, auquel cas la marche a toujours été plus lente. L'auteur admet une névrite aiguë interstitielle pouvant varier de siège, et indépendante de la lésion des centres. Il rattache sa première observation au rhumatisme, d'accord en cela avec Hock (/. c.) et Parinaud0.
Dans le cours de l'épidémie d'influenza des dernières années, on a signalé diverses amblyopies et amauroses interprétées comme appartenant à la névrite rétro-bulbaire aiguë unilatérale ou bilatérale. Weeks10 en a relevé plusieurs cas, et il résume son travail comme il suit :
« Prédominance du sexe féminin; rien de particulier au point de vue de l'âge; fréquence de la décoloration du disque optique et rareté de la papillitc vraie; amblyopie, une seule fois amaurose totale: dyschromatopsie complète, bornée dans le cas d'Éperon à la perte du vert et du rouge avec rétrécissement du champ visuel à la périphérie ; début de l'amblyopie entre le troisième et le quatorzième jour; constance de fortes douleurs frontales et circumorbitaires prodromiques; enfin, persistance du trouble visuel malgré le traitement. »
D'autres pyrexies, telles que la rougeole, la scarlatine, la variole, le typhus épidémique, la pneumonie, ont été également notées. Pour la variole en particulier, nous avons l'observation de Reidl" où Berger