‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 467 sur 547 · Riedl, Wien. Med. Press, 1885, n · texte numérisé non relu

Riedl, Wien. Med. Press, 1885, n

a pu faire l'examen anatomique. Il n'est jusqu'à la goutte et au rhumatisme qui n'aient leur contingent; Parinaud et Deutschmann1 en citent des exemples probants. Le dernier pense que le processus débute par une périostite du canal optique, et Parinaud insiste sur le siège unilatéral de la lésion.

L'alcoolisme aigu n'est pas non plus sans influence, surtout chez les sujets exposés à des transitions brusques de température.

Dans Zehenders Klin. Monatsbl. 1891, p. 181, nous relevons l'observation d'un homme qui depuis trois ans était soumis à un traitement arsenical contre le psoriasis. A la suite de l'augmentation des doses, il devint brusquement amblyope avec scotome bilatéral pour le rouge et le vert. Comme il n'était ni tabétique, ni alcoolique, ni syphilitique, l'auteur envisage la névrite comme résultant d'une intoxication arsenicale.

Les troubles menstruels ont été également incriminés. Parmi les faits réunis dans la monographie de Cohn2, nous signalerons comme particulièrement intéressant celui de Th. Béer5.

Il s'agissait d'une fille de vingt-deux ans, bien portante, mais non réglée, qui, sans cause connue, perdit brusquement la vision de l'œil gauche. A côté de l'amblyopie on constata le rétrécissement du champ visuel et un scotome central absolu pour le blanc et les couleurs. Les mouvement du globe étaient douloureux, et une pression exercée d'avant en arrière réveillait une sensation pénible; signes ophtalmoscopiques négatifs. Après un traitement par les diaphorétiques, les frictions avec de la pommade à l'iodure de potassium et les courants continus, la vision se rétablit en entier, pendant que la papille continuait à se décolorer.

L'auteur se demande si l'on ne pourrait pas invoquer une hémorrhagie spontanée de la gaine optique, à moins d'admettre la toxicité du sang par défaut du flux cataménial.

L'idée émise par différents auteurs que la névrite rétro-bulbaire aiguë tient à la compression du tronc nerveux dans le canal optique ou même dans le crâne, mérite de nous arrêter.

Pour Vossius*, la portion intra-canaliculaire du nerf possède une riche vascularité propre. Les artères lui viennent de la cérébrale antérieure, quelques-unes du tronc carotidien et d'autres récurrentes de la branche musculaire supérieure de l'ophtalmique.

Les veinules correspondantes se réunissent en un tronc qui parcourt d'avant en arrière le centre du nerf et s'abouche dans le sinus

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