NÉVRITE SYPHILITIQUE
La névrite syphilitique succède presque toujours à des lésions des centres, ou accompagne la chorio-rétinite spécifique. Uhthoff1, se fondant sur 150 autopsies relevées dans divers périodiques, et sur 17 faits personnels, a établi que le chiasma et son proche voisinage, selle turcique et corps pituitairc, constituent le siège de prédilection, après quoi viennent le nerf et la papille. Une méningite basilaire gomnieuse avec endartérite de Ileubncr2 est la règle; huit fois seulement il o rencontré des lésions spinales.
Les altérations du nerf dans l'orbite consistent en périnévrite avec ou sans hydropisie des gaines, en névrite interstitielle, ou encore en simple atrophie descendante.
Les nerfs moteurs de l'œil, le trijumeau, le facial supérieur, exceptionnellement l'olfactif et l'acoustique, sont intéressés. Dans la moitié des observations, on a rencontré l'hémiplégie croisée et très souvent la paralysie bilatérale de l'oculo-moteur. L'héinianopsie par lésions du chiasma a été trouvée quatre fois bétéronyme (Uhthoff) et deux fois homonyme (Ljungrciv' et de Pooley*).
Presque toujours acquise, la névrite optique syphilitique peut être héréditaire, auquel cas elle s'accompagne de chorio-rétinite. Un