‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 468 sur 547 · Vossius, Arch. f. Opht., XXIX, 1883, 4, p · texte numérisé non relu

Vossius, Arch. f. Opht., XXIX, 1883, 4, p

NEVRITES OPTIQUES.

caverneux. Tout ce système occupe la partie inférieure, tandis qu'en haut la gaine durale se soucie intimement aux parois du canal par l'intermédiaire du périoste. Si l'on réfléchit que l'intervalle qui sépare les deux trous optiques ne dépasse pas 1 centimètre, on comprend la propagation facile du processus d'un nerf à l'aufre, sans que le chiasma serve de lieu de passage. De môme, la fracture du canal peut provoquer une hémorrhagie abondante se diffusant le long du nerf, ainsi que Ilolder et Demme l'ont démontré anatomiquement.

La portion du nerf située en arrière des vaisseaux centraux n'est pas dépourvue de vascularité propre. Du tronc de l'artère centrale

Fig. 15G.

e, molcur oculaire externe. — ch, chiasma. — c, coude de la carotide d'où nait l'artère

cérébrale antérieure. — d, sinus spliénoïdal.

part une branche postérieure qui, après avoir donné des ramuscules jusque près du canal optique, s'anastomose avec des veinules, dont la réunion forme un tronc allant se jeter dans la veine centrale, et par son intermédiaire dans l'ophtalmique.

En ce qui concerne la courte portion intracrànienne, comprise entre le chiasma et le trou optique, Sachs', comme nous l'avons dit, fait intervenir l'étranglement du tronc nerveux entre l'artère cérébrale antérieure et la carotide. La figure ci-dessus, dessinée d'après nature, permet de se rendre compte de cette disposition.

En fait à'anatomie pathologique nous ne saurions citer que les dissections d'Elsehnig2. Les deux nerfs étaient dégénérés, principalement dans leur portion centrale jusqu'au delà du chiasma, et il exis-

1. Sachs, Arch. f. Augenh., XXVI, p. 271, 1893. i. Elschmg, Arch. f. Augenh., 1895, p. 56.

tait une infiltration de la gaine pie-mérienne ; la papille ne contenait plus que du tissu conjonctif et de la névroglie. Dans un second examen, seul le strpma de la superficie du nerf avait participé à la phlegmasie; mais comme la lésion était sous la dépendance d'une méningite suppurée, elle ne rentre pas précisément dans le cadre de la névrite rétrobulbaire.

Le pronostic est particulièrement grave lors de scotomc étendu et permanent, avec rétrécissement périphérique du champ visuel.

Dans le choix des moyens de traitement, on doit se guider sur l'étiologie. Parmi les agents réputés résolutifs, nous pensons que l'iodure de potassium, qui a fait ses preuves dans la forme chronique, mérite d'être employé ici. Lors d'atrophie, on recourra à l'antipyrine, aux courants continus et aux injections hypodermiques de strychnine.

Àlf. Grsefe, dans la période aiguë, préconise l'iridectomie; à moins de complications glaucomateuses, elle nous parait superflue.

A côté des névrites rétrobulbaires aiguës communes, nous devons faire une place à part pour celles liées à la syphilis cérébrale et à la blennorrhagie.

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