Tiieitel, ibitl., XXVI, 5, p
5. I'hiestleï-Smiiii, Trans. Opht. Soc. U. A'., p. 273, 1884.
liaient du sang' en nappe cuire la dure-mère et l'arachnoïde, plus une grande quantité de liquide séreux dans l'espace sous-vaginal. Pendant la vie. l'examen ophtalmoscopique avait été négatif.
En dehors du traumatisme, nous rappellerons le fait de Spurging cité par Mackenzie, concernant un anévrysme de l'artère cérébrale antérieure, avec rupture du ventricule latéral droit; celui de Michel1, où il y avait une vaste apoplexie cérébrale ayant réduit en bouillie la couche optique et le corps strié; enfin celui de Manz2, consécutif à une pachyméningite hémorrhagique. Dans les trois, le sang avait fusé dans les gaines.
L'apoplexie optico-vaginale spontanée bien décrite par Magnus", offre un plus grand intérêt, vu qu'elle a été souvent prise pour une névrite foudroyante, une embolie de l'artère centrale ou une thrombose de la veine.
L'œil atteint de cécité brusque présente une papille congestionnée et nébuleuse ; les vaisseaux centraux sont réduits de volume, mais non effacés, et la macula, comme dans le cas de Magnus, offre un point rouge apoplectique. A une période ultérieure, le disque optique s'atrophie et parfois s'entoure d'un encadrement pigmentaire ; la vision est alors à jamais perdue, ou ne se rétablit qu'incomplètement.
Certains auteurs ont soutenu (pie les hémorrhagies profuses du vitré et celles aboutissant à la rétinite proliférante dérivent de l'apoplexie des gaines; mais rien n'est venu démontrer le passage des globules rouges à travers la lame criblée jusque dans le vitré. De plus, dans la dissection d'un œil dont la papille était atropbique depuis des années et obsolument blanche, Leber a pu constater une forte pigmentation des gaines, preuve qu'il y avait eu hémorrhagie sans tiltration sanguine du côté de l'œil. On ne saurait, d'après cela, se fonder sur la présence, d'un encadrement noir du disque optique, pour distinguer l'hémorrhagie de la thrombose et de l'embolie, vu surtout que parfois, comme dans l'observation d'Angelucci4, ces états peuvent se combiner.
La papille n'est que. très exceptionnellement le siège de néoplasies primitives. Seules des productions verruqueuses s'y rencontrent, à quoi l'on pourrait ajouter un cas de tubercule du volume d'un pois