‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 477 sur 547 · Man-z, Dcutsclœ Arch. f. klin. Mcd., 1S · texte numérisé non relu

Man-z, Dcutsclœ Arch. f. klin. Mcd., 1S

T>. Magnus, Die Sehenervenblutungen, Leipzig, 1874. 4. Axgeixcci, Klin. MOL, XVI, 1878, p. 444.

signalé par Brailey1 ; par contre, la portion orbitaire est souvent envahie par des néoplasmes tant primitifs que consécutifs. Jocqs5, dans sa thèse inaugurale, a pu en recueillir 62 cas, auxquels il faut ajouter 6 autres relatés par Salzer5. Presque tous rentrent dans la classe des myxomes et des myxosarcomes, ainsi que cela ressort des statistiques de Wolfheim* et de Ayres5; rarement on a trouvé des psamomes, des endothéliomes, des angiosarcomes, des carcinomes et des gliômes. Quant au névrome pur, il n'en existe qu'un exemple rapporté par Péris0; encore est-il que, d'après Vossius, il s'agirait plutôt d'un sarcome. Les productions tuberculeuses ne sont guère plus communes, et nous ne saurions citer que les observations de Cruveilhier7, Iliort8, Sattler9 et Cirincione10.

Les tumeurs du nerf optique sont l'apanage de la première enfance et de la jeunesse. Jocqs sur 42 en compte 29 au-dessous de vingt ans, 7 de vingt à trente et 6 pour le reste de la vie. L'hérédité a une influence contestable, bien que plusieurs de ces néoplasies puissent être envisagées comme congénitales. D'un autre côté, il est certain que le traumatisme intervient pour une part, ainsi qu'en témoigne l'observation de Ayres.

Le volume varie depuis celui d'une noisette jusqu'à celui d'un œuf de poule, et généralement la marche est lente. Par suite du siège axial, l'exophtalmie se fait directement dans le sens antéro-postérieur, et les mouvements du globe sont longtemps conservés; particularités dont il faut tenir compte dans le diagnostic différentiel.

Un caractère important est la perte rapide de la vue, avant même que l'exophtalmie se prononce; dans le cas de Sym" relatif à un myxosarcome chez une fillette de trois ans, l'amaurose apparut brusquement pendant un accès de coqueluche ; plus tard, il s'ajouta de la conjonctivite et de la kératite par dessèchement.

Au début, on constate un degré variable de papillite, puis ultérieurement l'atrophie blanche domine. A part des céphalalgies périodiques peu intenses, l'altération du nerf évolue sans douleurs ni phénomènes lumineux subjectifs; la diplopie est exceptionnelle et ne survient que lors d'une protrusion oblique.

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