Haktmasx, Arch. f. Opht., XXXIV, 4, p
chiasma, l'exofbitis fait défaut, et tout se passe comme pour un néoplasme de la base, sauf que les accidents cérébraux manquent souvent et que la vision subsiste plus longtemps.
En cas de tubercules, de gommes syphilitiques et d'épaississement scléreux du nerf succédant à des ostéites du sphénoïde et du trou optique, il y a peu ou pas d'cxophlalmie, et c'est en ayant recours aux commémoratifs qu'on arrive au diagnostic. Signalons pour mémoire le fait unique de Michel1 relatif à l'épaississement scléreux du chiasma et du nerf optique droit chez un individu atteint de lèpre.
Le traitement consiste dans une intervention chirurgicale hâtive. Lorsque la vision est entièrement perdue, le mieux est de pratiquer l'énucléation et de réséquer le. nerf le plus loin possible.
Lors de complications cérébrales, il faut s'abstenir. Toutefois une céphalalgie périodique non accompagnée de vomissements ni d'autres signes méningitiques ne saurait créer une contre-indication formelle. A ce propos, nous rappellerons l'observation d'un malade, chez lequel nous fîmes l'énucléation avec succès durable, bien qu'il se plaignit de maux de tète, et que l'exorbitis ainsi que l'atrophie remontassent à près de quatre ans. La tumeur, du volume d'une amende, offrait le type des endothéliomes, et remplissait l'espace vaginal jusqu'au voisinage du trou optique.
Dans les cas peu avancés, on pourrait, à l'exemple de Knapp2, tenter l'extirpation de la tumeur en conservant le globe; mais, comme on n'est jamais sûr de réussir, il ne faut s'engager qu'avec réserve.
Pour éviter les récidives, l'ablation complète et la rugination du périoste sont nécessaires.