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VERRUGOSITES HYALINES DU DISQUE OPTIQUE

Ilirsehberg1, Circincione\ Gurvitsch3, Purtscher4 et Sclrweinitz5, on tend à admettre qu'à côté de verrucosités papillaires limitrophes, il en existe d'autres développées directement dans le tissu du nerf.

Tantôt il s'agit d'yeux senties, tantôt de retirâtes et d'irido-choroïdites anicennes, ou de glaucomes invétérés.

Le plus ordinairement ces productions siègent des deux côtés, soit seules, soit combinées à celles de la choroïde. Leur lieu d'implantation est la périphérie de la papille, où elles constituent en se multipliant une sorte de chapelet rappelant des stalactites, ainsi que Masselon0 en a fait la remarque. Placées sous les vaisseaux, elles les soulèvent en refoulant au besoin l'anneau pigmentairc qui encadre le disque optique, et suivant qu'elles proéminent plus ou moins, apparaissent blanches ou grises. Ce qui les distingue, c'est que la vision reste indemne, quel que soit leur nombre.

Des recherches histologiqucs de Gurvitsch, il résulte que les congloméra évoluent en plein tissu nerveux et sont indépendants des vaisseaux; même, ceux placés à la périphérie sont toujours séparés de la choroïde par une couche de Fibres nerveuses. Au niveau de ces corps, lesjfibr.es: optiques et le stroma sont interrompus pour former une cavité dépourvue de parois propres; lern* masse est homogène, et, après durcissement au Muller osmié, se colore fortement parle carmin et la glycérine hématoxylique. Les plus fortes saillies sont stratifiées d'une façon .peu nette, ce qui les rapproche des corps amyloïdes de la prostate, au moins comme aspect. Les acides concentrés les attaquent et les désagrègent . sans les dissoudre; dans aucun cas, on ne trouve la réaction de l'amyloïde par l'iode, et la calcification partielle est rare.

Grâce à ces caractères, il est permis de conclure qu'il s'agit là d'une matière mucilagineuse sans structure propre, dont il est difficile de déterminer la nature. Ce qui les distingue des verrucosités de la choroïde, c'est que ces dernières sont mbniliformes et toujours tapissées d'un revêtement de cellules pigmentaires.

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