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A. — ATROPHIE BLANCHE OU CEREBRALE

L'atrophie blanche est acquise ou congénitale, et succède à des processus névritiques ayant la plupart du temps pour origine les centres.

A l'ophtalmoscope , la papille apparaît d'un blanc uniforme qui tranche vivement sur le reste du fond de l'œil. Les bords en sont bien délimités ou quelque peu lions et striés, suivant que l'atrophie a été précédée ou non de stase; distinction importante au point de vue du diagnostic.

A mesure que l'affection se prononce, les vaisseaux centraux, particulièrement les artères, se rétrécissent et deviennent filiformes, outre qu'ils sont souvent bordés d'un liséré blanc, envisagé par IwanolT comme de la périvasculite. Alors aussi le disque se rapetisse par suite de la rétraction cicatricielle du stroma ; plus rarement, il s'excave au point de laisser voir la lame criblée. A une période avancée, il perd sa couleur blanche pour prendre un aspect bleuâtre, verdàlre ou franchement gris, ce qui tient à la disparition totale des tubes nerveux et à la dégénérescence cirrhotique du stroma.

Que la vision soit défectueuse ou totalement abolie, les pupilles deviennent mydriatiques et le champ visuel se rétrécit d'une façon irrégulièrement concentrique ; exceptionnellement il s'ajoute un scolonie central complet ou annulaire. L'acuité ne tarde pas à décroître, alors même que l'atrophie est partielle; rarement la fovea conserve sa fonction au point de permettre à l'individu de déchiffrer les plus fins caractères, ainsi que nous en avons observé un exemple.

L'examen histologique démontre la disparition progressive des gaines myéliniques et des cylindres-axes, pendant que le stroma se tasse et offre des vacuoles. Grâce au réactif de Weigert, on parvient à différentiel' les îlots atrophiés des parties restées saines. Quant au mode de disparition des faisceaux nerveux, il n'a rien de constant, et souvent au milieu d'une portion atrophiée, on rencontre des fibres intactes. Dans la période de dystrophie grise le tissu, devenu demitransparent, contient çà et là des globes hyalins, ainsi que des amas calcaires.

Le pronostic varie d'après l'origine de l'atrophie et l'époque de son évolution.

Le traitement doit viser avant tout la cause. Parmi les moyens proposés, les injections de strychnine et les courants continus sont à recommander; l'antipyrine nous a également rendu des services. A. Grafe et tout récemment Boé disent s'être bien trouvés du lactate.

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de zinc, auquel on pourrait substituer le phosphure, doué d'une action supérieure.

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