Watteville, Neurol. Centrait)., 1887. n
'2. Marie et Walton', Iicv. de Mcd., 1883, janvier.
5. Busge, Vebcr Gesichlsfeld und Faserverlauf, elc, Halle, 1884, p. lô.
ATROrHIE OPTIQUE. 709
Vu la rareté des examens histologiques, nous rapporterons eclui de Popoff '.
Il s'agissait d'un labes avancé datant de huit ans, compliqué à la fin d'attaques apoplectiformes avec symptômes de périencéphalite. Il y avait eu amaurose bilatérale complète par atrophie, myosis modéré et signe de Robertson.
Les nerfs optiques furent trouvés gris, notablement réduits de volume, et le tubercule quadrijumeau antérieur gauche plus aplati que le droit. Tout l'appareil optico-chiasmatique. traité par la méthode de Pal et soumis à des coupes successives, a montré ce qui suit :
Chiasma en grande partie atrophié, sauf en haut et en bas où l'on rencontre de nombreuses fibres myéliniques intactes, dont la majeure partie se croisent sur la ligne médiane; bandelettes optiques dépourvues de fibres nerveuses, excepté au niveau de leur bord postérieur; nerf atrophié, surtout au voisinage du globe; un seul faisceau inféro-interne et quelques fibres éparses au centre étaient conservés.
L'auteur confirme par ce fait l'opinion généralement admise que dans le tabès les lésions débutent par l'extrémité terminale du nerf, pour de là gagner le bout central. Il insiste sur l'atrophie plus prononcée du faisceau direct, mais sans pouvoir affirmer qu'il en soit toujours ainsi.
L'atrophie tabétique est plus commune chez l'homme que chez la femme, dans la proportion de 70 à 80 pour 100. C'est entre trente et cinquante ans qu'on 'observe surtout, bien qu'on puisse, la rencontrer plus tôt et même dans le bas âge ; il s'agit peut-être alors du tabès héréditaire ou maladie de Friedreich.
Sans vouloir discuter l'origine syphilitique du tabès et de l'atrophie optique qui en dépend, nous dirons que l'infection spécifique constitue une prédisposition manifeste, et se retrouve dans le tiers des cas environ. Mais elle n'est pas la seule cause, et souvent il faut faire entrer en ligne de compte l'alcoolisme, le surmenage, les excès vénériens, l'arthritisme et jusqu'au seigle ergoté et la pellagre; ajoutons que bien des tabétiques sont des névropathes héréditaires.
Le pronostic est grave, et jamais, pour notre compte, nous n'avons observé de guérison. Après un temps plus ou moins long, et quel qu'ait été le traitement, l'affection aboutit à la cécité. Ce qui a pu en imposer parfois sur la valeur de telle ou telle médication, c'est qu'on attribue les périodes d'arrêt communes dans le tabès à l'effet du médicament. Telle est l'opinion de Leber et de Charcot sur le mercure; et l'on peut en dire autant de l'iodure de potassium, de l'arsenic, du cyanure d'or, du nitrate d'argent, du seigle ergoté, du phosphore de