‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 494 sur 547 · D. — ATROPHIE OPTIQUE DANS LA SCLÉROSE EN PLAQUES · texte numérisé non relu

D. — ATROPHIE OPTIQUE DANS LA SCLÉROSE EN PLAQUES

L'affection des centres dont dépend celte atrophie n'a pas manqué d'attirer l'attention des anatomo-pathologisles. C'est Cruveilhier1 qui en a donné la première description: son élude a été complétée depuis par Frerichs2, Valentincr et Leyden3, Rindfleisch*, Zenker5 et surtout Charcot6. La partie ophtalmologique a été bien étudiée par Parinaud7. Bouicli8, Charcot9 et Uhthotf10.

Ainsi que son nom l'indique, la sclérose en plaques, qu'elle débute par les centres ou qu'elle s'attaque primitivement au nerf optique, a pour caractère fondamental de se présenter sous une forme disséminée. Ce qui la distingue de l'ataxie, c'est qu'elle a pour siège la partie orbitaire du nerf, alors que le tabès s'attaque de bonne heure à la papille.

Sur une coupe transversale de la portion sclérosée, on constate une prolifération des noyaux du tissu conjonclif intra-fasciculaire ; altération qui se retrouve dans la gaine piale et tout autour des vaisseaux centraux. Par contre, la névrogiie y participe à peine; les gaines myéliniques disparaissent, mais non les cylindres-axes. La question de savoir si la lésion commence par les éléments nerveux ou par le tissu réticulaire interposé mérite de nouvelles études, surtout depuis les recherches de Weigert". D'après cet auteur, toute atrophie optique, quelle qu'en soit l'origine, débuterait, non par le stroma. mais par les libres nerveuses elles-mêmes. Si cela était définitivement démontré, la théorie qui divise les atrophies en interstitielles et parenchymateuses serait fortement ébranlée.

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