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SCLÉROTIQUE

elle atteint 1,5 millimètre; son point le plus mince, qui ne dépasse pas 0,4 millimètre., se trouve un peu en arrière de la ligne des attaches tendineuses.

Une couche de tissu cellulaire lâche entoure la face externe et y envoie de fins prolongements. Celte couche, revêtue de cellules endothéliales que l'on met en évidence par le nitrate d'argent, constitue la paroi inférieure de l'espace de Tenon.

A la face profonde on remarque, surtout chez les sujets bruns, des faisceaux pigmentés dont il sera question à propos de la choroïde.

Sur une coupe méridienne, on observe au voisinage du limbe scierai

NCS

Fig. 6.

NCS, nerf ciliaire superficiel. — NCP, nerf ciliaire profond.

et près de la face interne une large ouverture sous forme de fente, qui n'est autre que la section d'un espace circulaire connu sous le nom de Canal de Schlemm. Il n'est pas rare de rencontrer une ou deux fentes surnuméraires plus petites, et autour, la lumière de veinules remplies de globules sanguins.

Au point de vue de sa structure, la sclérotique se compose de faisceaux de tissu fibreux entrelacés, surtout transversaux et antéro-postérieurs. Non seulement ils s'entre-eroisent entre eux, mais aussi d'une couche à l'autre. Il existe également quelques fibres élastiques.

Comme dans la cornée on trouve des cellules fixes et plates pourvues de noyaux. Chez l'homme presque toutes ces cellules, à l'exception de celles du voisinage du nerf optique et du pourtour scléro-cornéen. ne

présentent pas de pigment. Il n'en est plus ainsi chez certains animaux tels que le bœuf, le chat, etc. On rencontre aussi des cellules migratrices, mais en bien plus petit nombre que dans le stroma cornéen.

Les tendons s'insèrent sur la sclérotique et s'enfoncent en forme d'éventail dans' son tissu. Ceux des muscles droits se continuent en dernier lieu avec les faisceaux méridiens, ceux des obliques avec les libres équatoriales.

Au niveau de la pénétration du nerf optique, il n'existe pas d'ouverture circulaire, ainsi qu'on peut s'en convaincre en faisant disparaître les parties nerveuses à l'aide d'une macération prolongée dans l'eau. On voit alors la sclérotique offrir en ce point de nombreux trous destinés au passage des fibres nerveuses; de là le nom de lame criblée de la sclérotique.

Les nerfs de cette membrane sont aujourd'hui connus. Les seuls filets que Waldeyer a pu déceler chez l'homme se trouvent au voisinage de la cornée. C'est dans ce point aussi que Boucheron' décrit des troncs ciliaires épiscléraux qui, par des filets pénétrants, s'anastomosent avec les nerfs ciliaires postérieurs. La figure 6 indique cette disposition.

TRACTUS UVÉAL

Immédiatement au-dessous de la face profonde de la sclérotique se trouve une membrane molle, de couleur plus ou moins foncée, qui s'étend depuis l'entrée du nerf optique en arrière jusqu'au limbe scléro-cornéen en avant. Là, elle abandonne le plan méridien pour former un diaphragme perpendiculaire à l'axe antéro-postérieur de l'œil, et pourvu au centre d'un orifice circulaire. L'ensemble de ce système membraneux constitue le tractus uvéal, ou membrane rhagoïde des anciens, ainsi nommée à cause de sa coloration noire, rappelant celle du raisin. Pour la commodité de la description on subdivise le tractus uvéal en deux parties : l'une désignée depuis Rufus sous le nom de choroïde, par suite de sa ressemblance avec le chorion de l'œuf fœtal; l'autre libre, disposée en diaphragme et appelée iris, à cause des variétés très grandes de sa coloration.

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