Finkelstein, Jahrcsb. f. Augenh., 1880, p
5. Wimraxd. Die Eiiiianopsien Gesichtsfeld Formen, etc., p. 124. Wiesbaden, 1890. i. Spieher, Klin. Mb!., XXXIX, p. 218, 1891.
menstruels, les maladies utéro-ovariques, les traumatismes et la frayeur, surtout lors d'accidents de chemin de fer.
L'absence de signes à l'ophtalmoscope n'implique pas nécessairement l'intégrité de la portion inaccessible du tractus nerveux. En attendant que le jour se fasse sur l'anatomie pathologique, nous dirons qu'il a été donné à Lcber1 de procéder à l'autopsie d'une femme de quarante-cinq ans, atteinte d'amblyopie hystérique non douteuse. Macroscopiquement, rien ne paraissait altéré, alors que le microscope a dévoilé des lésions manifestes. Sur des coupes traitées au chlorure d'or, l'auteur a trouvé la disparition des gaines myéliniques, avec accumulation de grains amyloïdes et infiltration dans la gaine piale; les lésions occupaient la partie comprise entre le trou optique et le chiasma.
Se fondant sur cette constatation, Knies2 envisage l'amblyopie hystérique comme étant de même ordre que celle toxique, à part le siège différent des lésions, périphériques dans la première, centrales dans la seconde.
Mais si l'on songe à la variabilité très grande des troubles oculaires, apparaissant puis disparaissant avec brusquerie, on ne saurait admettre que l'altération nerveuse soit primitive. Tout nous porte à penser qu'il s'agit de troubles fonctionnels sous la dépendance des vaso-moteurs préposés à telle ou telle partie de l'appareil optique. Les congestions fugaces de la peau, allant parfois jusqu'à l'œdème, et l'ischémie des capillaires cutanés faisant qu'on peut piquer les téguments sans les faire saigner, en sont autant de preuves. En admettant que la tétanisation des vaisseaux se prolonge, ou qu'à la suite de la vaso-paralysic il se fasse de la diapédèse, on s'explique que des altérations nutritives secondaires puissent s'observer.
La question de savoir si l'amblyopie est centrale ou périphérique ne saurait être définitivement résolue. En faveur de cette dernière opinion, on pourrait faire valoir l'éclipsé du champ visuel de la périphérie au centre, la dyschromatopsie, et le fait commun que dans l'hystéro-épilepsie le malade ne perd pas connaissance. Le siège préchiasmatique, s'il venait à être définitivement démontré, expliquerait ce qui se passe alors, en même temps que l'absence de lésions du fond de l'œil.
Le diagnostic de l'amblyopie hystérique ne saurait être douteux, grâce aux signes précédemment décrits. II est toutefois des cas où, à cause de l'intégrité absolue du fond de l'œil et de la conservation des réflexes pupillaires, il est permis de supposer la simulation. Le