‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 535 sur 547 · Caros du Villards, Prats., 1858, p · texte numérisé non relu

Caros du Villards, Prats., 1858, p

douches de vapeur et les compresses chaudes trempées dans une décoction de pavot ou de feuilles de coca. Chez les individus nerveux, on conseillera l'hydrothérapie, les préparations bromurées, la valériane, l'antipyrine et la quinine. En cas d'anémie, surtout celle succédant à des hémorrhagies profuses, on administrera le fer, l'arsenic et les toniques.

Le choix des verres protecteurs n'est pas indifférent. Certains préfèrent ceux teintés en jaune brun, d'autres ceux simplement fumés. D'une façon générale, les verres bleus conviennent moins, étant donnée leur action excitante sur la rétine, ainsi que cela a été établi par Bôhme1. Il faut toujours se rappeler que l'amélioration procède graduellement, et régler en conséquence le degré de saturation des verres.

Vu l'influence nuisible de la réverbération de la neige, on recommandera aux ascensionnistes le port de conserves fumées. C'est sans doute comme moyen préservatif que les habitants des régions polaires se couvrent les yeux pendant les grands froids avec des coquilles de bois munies d'une fente horizontale ou, comme cela se pratique dans le Caucase, avec du tissu de crin.

Lorsqu'il s'agit de mineurs, de prisonniers et de soldats logés dans des casernes mal éclairées, l'usage de verres sombres, chaque fois qu'ils s'exposent au grand jour, constitue une bonne précaution.

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