‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 10 sur 146 · ORIGINES ENCEPHALIQUES DES NERFS OPTIQUES. S · texte numérisé non relu

ORIGINES ENCEPHALIQUES DES NERFS OPTIQUES. S

.M)!!! moyennfîs ou latérales (it, expansions latérnles); 3' d'autres enfin, postérieures, découvertes pai" Cratiolet, ont été défignées par lui sous le nom d'expansions cérébrales des nerfs optiques [kk] . Ces derniers faisceaux ne sont séparés de la cnvité de la corne postérieure que par l'épendynie et le tapis {fapetum), expansion partiniUère du i/ilenimn du corps cnlieux.

C'est dans cette région même, mais sur un plan plus profond, que se répandent le^ expansions cérébrales du faisceau de fi/iieg rirniripèles dont la lém'o» délevmiiie Ckémiaaesl/iésie »eniilive de cause ctfrébrale. Cette relation de voisinage, de contiguTt<^ enire ces

faisceaux et les expansions optiques, serait bien propre à expliquer anatomiquement la coexistence fréquente de Thémianesthésie et de Tamblyopie croisée, s'il était bien établi que les faisceaux qui portent le nom d'expansions optiques sont réellement un prolongement plus ou moins direct des nerf optiques.

Si, après avoir détaché de Tencéphale l'isthme tout entier, y laissant attenantes les couches optiques, on examine la préparation ainsi obtenue par sa face postérieure, on remarque : !• en avant, de chaque côté les couches optiques que sépare le troisième ventricule; 2** en arrière, les tubercules quadrijumeaux tant antérieurs que postérieurs ; 3** en dehors, les bras conjonctif s* antérieurs en relation par leur extrémité interne avec les tubercules quadrijumeaux antérieurs, et les bras conjonctifs postérieurs en relation avec les tubercules postérieurs.

On voit encore dans la même région, lorsqu'on soulève l'extrémité postérieure des couches optiques ou pulvinar: en dedans le corps genouillé interne, en dehors une masse grise un peu plus volumineuse, qui est le corps genouillé externe.

En arrière et au-dessus de ces parties se voient la ganse de Reil, les processus cei^ebelli ad testes, les pédoncules cérébraux, les corps restif ormes, les pédoncules cérébelleux moyens.

Les corps genouillés internes et externes sont les deux premiers noyaux de substance grise avec lesquels les nerfs optiques entrent en rapport par l'intermédiaire des tractus optiques ou bandelettes optiques ; celles-ci sont divisées en deux tractus qu'on peut considérer comme des racines dont Tune est interne et l'autre externe.

L'externe est, à la fois, la plus volumineuse et la plus importante. Elle fournit elle-même plusieurs faisceaux qui se mettent en rapport avec divers noyaux gris. On peut distinguer : i° un faisceau qui s'arrête dans les corps genouillés externes. Ces derniers consistent en des amas assez volumineux de substance grise, renfeiTOant des cellules ganglionnaires étoilées ou fusiformes ; 2" un second faisceau, situé en dedans du précédent, pénètre dans l'étage inférieur du thalamus environ 12 millimètres en avant de l'extrémité du pulvinar ; 3** un troisième faisceau qui, d'après Gratiolet, serait la plus apparente et la mieux connue des racines du nerf optique, contourne le corps genouillé externe et pénètre dans celui des tubercules quadrijumeaux antérieurs qui occupe le côté correspondant.

Il résulte de ce qui précède que la racine externe des nerfs optiques prend son origine dans trois noyaux de substance grise, à

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