LENTILLE DE STOKES
Pour déterminer le degré de l'astigmatisme, Stokes a imaginé un petit instrument qui a reçu le nom de lentille de Stokes. Cet appareil se compose de deux lentilles cylindriques, l'une plan cou-
vexe de + —, l'autre plan concave de — •— . Ces deux lentilieSi 10 10
adossées par leur face plane et fixéTes dans des montures circulaires, peuvent tourner l'une sur l'autre autour d'un axe commun. Sur l'un des cercles qui sert de monture est gravée une flèche qui sert d'indicateur, tandis que l'autre cercle porte des divisions en degrés, qui donnent la mesure de l'angle de rotaliofl
des cylindres l'un sur l'autre. Quand l'indicateur marque 0 degré ou 180 degrés , les axes des cylindres sont parallèles et leurs effets dioptriques s'annulent. Si , au contraire , l'indicateur correspond à 90 degrés ou 270 degrés , les axes des verres cylindriques sont perpendiculaires, et le système a alors un maximum d'action astigmatique ; dans l'un des méridiens
l'astigmatisme produit est de •+• --, dans l'autre — — et le degré
iO iO
d'astigmatisme total est de — — ( — 77: ] = =. Une rotation do
iU \ iO/ 5
0 à 90 degrés fait donc monter l'astigmatisme de 0 à - , quant au
degré d'astigmatisme correspondant aux positions intermédiaires, il est calculé à l'avance et marqué sur l'instrument.
On pourrait adapter les deux verres cylindriques à la monture imaginée par Crétès (fig. 63), pour mesurer l'insuffisance musculaire. Le méccmisme de l'instrument resterait le même et son maniement serait plus facile.
PB0CiD£ PEATIQUE PODH LÀ DETERMINATION DE L'ASTIGMATISICE.
La détermination de Tastigmatisme au moyen du disque sténopéiqne, en recherchant la réfraction dans chacun des méridiens principaux, exige nn temps assez long. L'appareil de Javal est coûteux et d'un maniement délicat. Aussi, pour la pratique, nous nous contentons habituellement du procédé suivant, qui est
très-simple et très-sufiflsant : le sujet étant placé à 20 pieds devant
l'échelle de Snellen, on prendra un faible verre cylindrique — —
par exemple, et, le plaçant devant l'œil observé, on le fera tourner doucement, de manière à placer successivement l'axe du cylindre devant les divers méridiens de la cornéej; si le sujet est astigmate^ il indique très-bien la position du cylindre poUr laquelle sa vision est la plus nette ; on note à ce moment Tinclinaison de l'axe, en lisant sur la monture graduée des lunettes le nombre de degrés correspondant et Ton remplace ce verre par un autre plus fort, dont on met l'axe dans la même direction que le premier; on continue ainsi tant qu'il y a de l'amélioration. Le dernier verre choisi est celui qui corrige l'astigmatisme.
La première épreuve sera faite avec un verre cylindrique concave, puis avec un cylindrique convexe de même force. Si ce dernier, incliné d'une certaine façon, donnait une meilleure vision que àiâMi. Jfffi. âêt ymtx, T. n. %i
370 ASTIGMATISME.
le concave, ce serait la série des verres cylindriques convexes qu'il faudrait essayer, en suivant les mêmes règles relativement à la position de Taxe.
ASTIGMATISME IRRÉGULIER.
L*astigmatisme irrégulier est une cause fréquente d'amUyopie, Cette anomalie est généralement provoquée par des déformations de courbure de la cofnée consécutives aux divers processus pathologiques qui intéressent cette membrane. Chez la plupart de? malades atteints de cette infirmité, on retrouve des vestiges d'inflammations anciennes, sous forme de leucomes superficiels, rafales encore à Téclairage oblique et à l'ophthalmoscope.
Les images des objets extérieurs réfléchies sur la surface irrégulière de la cornée sont déformées. A rophthalmoscope le fond de Tœil ne présente aucune lésion, mais la papille paraît tiraiUée^ s^allongcant tantôt dans un sens, tantôt dans un autre, au moindre déplacement du miroir. Enfin, ni les verres convexes, ni les concaves, ni les cylindriques n'améliorent la vision. Le disque sténopéique, seul, percé d'un petit trou, augmente la netteté de.« images rétiniennes, mais au détriment du champ visuel, qni devient notablement restreint.
Ces divers signes nous permettront de différencier cllniquemeni cette affection des amblyopies dues à d'autres causes. Quant aox moyens d'en atténuer les fâcheux effets, ils sont à peu près nuls.
OPTOMÉTRIE.
DIAGNOSTIC DE L'itYPBRMÊTROPIE AU MOYEN DE L'OPHTIIALMOSCOPE. — DUGNOSTIC DE LA MYOPfE. — DIAGNOSTIC DE l/ ASTIGMATISME. — OPTOMÈTRES.