‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 125 sur 146 · OCULAIRE COMMUN · texte numérisé non relu

OCULAIRE COMMUN

Le moteur oculaire commun envoie des rameaux à plusieurs muscles de l'œil : au releveur de la paupière, aux droits, interne, supérieur, inférieur et au petit oblique ; en plus, il innerve le muscle ciliaire et le sphincter de l'iris.

La paralysie peut être complète et s'étendre à toutes ses branches; dès lors la symptomatologie est tout à fait caractéristique, la paupière supérieure est tombante et recouvre la cornée ; en la soulevant, on constate que Toeil est entraîné vers la commissure extejme, et parait immobilisé dans cette direction. Veut-on faire perler le regard en haut, Vœil s'y refuse et reste immobile, car les deux muscles élévateurs, droit supérieur et petit oblique, sont paralysés. Le déplacement de la cornée en bas peut encore s'effectuer, bien que très-faiblement, grâce au grand oblique, dont la contractilité est con3er\'ée. Quant aux mouvements en dedans, ils sont abolis, puisque le droit interne seul adducteur est paralysé. La pupille est plus large que du côté sain, par suite de la paralysie de son sphincter, et la fonction de Taccommodation n'existe plus.

La paralysie peut être incomplète, et dans ce cas elle affecte des formes multiples, selon qi^'un seul muscle est atteint ou que plusieurs sont pris simultanément.

Nous ne nous occuperons pas de la paralysie isolée du releveur de la paupière, dont les symptômes ont été déjà passés en revue dans le premier volume à l'article Ptosis*

De même la paralysie du sphincter de Tiris et celle du muscld ciliaire ont été traitées in extenso h Farticle Mydrasie^ paralysie de t accommodation .

Nous ne traiterons dans ce chapitre que des paralysies isolées des droits interne, supérieur et inférieur et du petit oblique, si plusieurs de ces muscles sont atteints simultanément on trouvera réunis et combinés les symptômes propres à la paralysie de chacun d'eux.

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