‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 53 sur 146 · COKPS ÉTRANGERS DANS LE CORPS VITRÉ · texte numérisé non relu

COKPS ÉTRANGERS DANS LE CORPS VITRÉ

Les corps étrangers qui pénètrent le plus fréquemment dans le globe oculaire sont des parcelles de métal, des grains de plomb, des éclats de verre, de bois, d'acier, etc.

S'ils sont lancés avec une certaine violence , ils arrivent sur la paroi opposée à l'ouverture d'entrée, rebondissent et sont rejetés ainsi d'arrière en avant dans l'intérieur du corps vitré ; une fois (jue leur vitesse acquise est épuisée, ou bien ils séjournent indéfiniment et s'enkystent dans le lieu même où ils se sont arrêtés, ou bien, subissant l'influence de la pesanteur, ils descendent dans la partie la plus déclive du globe oculaire. Quelquefois des corps assez volumineux, dont le poids spécifique est considérable, tel< que des grains de plomb, restent enkystés dans les parties supérieures du corps vitré.

Dans quelques observations recueillies par Jœger (1 ), de Gra*fe (5) , 'les altérations provoquées par la présence du corps étranger ont [)u être, pour ainsi dire, suivies pas à pas au moyen de Tophlbalmoscope. Quelques heures après la blessure, de fines opacités apparaissent dans le voisinage du corps étranger et tout le long du trajet qu'il a parcouru ; lorsqu'il a rebondi sur la paroi opposée, un sillon nuageux indique également la voie rétrograde suivie avant l'arrêt définitif. Bientôt ces fines opacités se condensent

(l) Oestr, Zcihvhrt/t /'tir juakt. Uriikumft', 1837, n^ i. li) Aichiv fur Ophth., t. lll, 2* purlie, p. 323.

Page 1