AMAUROSE SIMULÉE
I«e désir de se soustraire aux obligations du service militaire est ^^B des causes les plus fréquentes de simulation. D'autres fois, ce *ont des individus qui, pour ôtn^ admis dans dos établissements de "'^ofaisance ou obtenir des secours, feignent un affaiblissement de '* Vue; ou bien encore certaines personnes, à la suite d'une lésfon ^Hmatique d'un œil, exagèrent les conséquences de l'accident ^"^^i^s l'espoir d'obtenir des dommages-intérêts plus considérables.
^iiQn, la simulation n'est pas très-rare chez les femmes nerveuses,
256 AMBLYOPIES ET AMiUROSES.
hystériques, et chez les enfants ; les premières simulent des amauroses sans raison, par caprice, par fantaisie ; chez les écoliers, h cause est facile à trouver : il s'agit le plus souvent d'un peu de paresse et d'éviter d aller à Técole.
Généralement,'les individus qui simulent se plaignent de troubles de la vue de Tun des deux yeux seulement et n'accasent qu'une diminution plus ou moins considérable de la vision et noi une cécité absolue. Si par hasard ils voulaient faire croire à ane amaurose complète, il suffirait de projeter subitement sur l'œil prétendu malade un faisceau lumineux pour s'assurer de la simulatloB. £n effet, dans le cas d'amaurose complète, Tiris ne doit pasréiqpr sous l'influence de la lumière, tandis que la pupille se contracte encore quand il reste de la perception lumineuse. Il faut avoir bien soin, dans cet examen, de fermer l'œil sain et d'éviter qu'il soit impressionné par les rayons lumineux, car il y a simultanéité d'action entre les deux iris, et sans cette précaution on serait induit en erreur.
11 pourrait se faire que le malade, pour mieux tromper le mé' decin, ait instillé dans son œil quelques gouttes d'atropine, dont Taction empêcherait la contraction des fibres circulaires de Tins; mais il existe dans ce cas deux caractères qui permettront encore de découvrir la fraude. D'abord si l'on a affaire à une mydriaae provoquée par l'atropine, comme cette substance a la propriéié non-seulement de paralyser les fibres circulaires, mais d'eiciler aussi les fibres radiées de Tiris, les dimensions de l'ouverture popillaire seront beaucoup plus considérables que si la paralysie est sous la dépendance d'un état pathologique. En second lien, âi pi'ojetant de la lumière sur Vœil sain, la pupille du côté malade restera immobile, ce qui n'aurait pas lieu si la mydriasc était ta conséquence du défaut de sensibilité de la rétine.
Il est un procédé très-simple qui permet de démasquer rapid^ înent la simulation de Tamaurose monoculaire. Après avoir examiné le sujet à l'ophlbalmoscope et s'être assuré que l'œil prétendu malade ne présente aucune lésion, on place devant rû?i7 min un prisme de 10 degrés, dont la base est tournée en haut ou en bfts. Si l'autre œil est réellement amaurotique, l'image de l'objet fixé* malgré Tinterposition du prisme, est simple; mais si l'amaurose ^st simulée, il se produit deux images que le sujet examiné indique ï^ettonient, car il les attribue à l'action du prisme sur l'œil sain- K» se servant comme objet de fixation de caractères de difTérentes i?ï*andeurs, on arrivera aisément, si la faiblesse de la vision existe **<iellement, à en déterminer le degré.
AIIAUHOSE SfMULÉE. m
lalion ne porte que sur un ?eul mil. elle nera toujours lise en évidence au moyen ilcs apimreiU -^uivanl?. est représente i qol a été inea, consiste pu BrcéB de (leuN ne de «en fnces t deux tnimirr^ telle sorte i|ui' n face du trou in objet placi:'' il Seiprotpieineul joite est fernii,' re dépoli (|iii TCP la ImnihTc lèchaiil de voir . On place dan>' , C" deux objil> [uelconquex l'i irder l'individu
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gauche, D, luiig6 de l'olijiil <V 'l'œil dioil, E.
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le l'image F de lumum» limulM.
e h droite, doit t'ire aperçue pur l'œil droîl. qu'il préaurotique, il'Vlai-e ne voir que l'image G, située à ?u ,^-dire celle qui tist vue par cet œil soi-disant perdu, .ppareil beaucoup plus répandu que celui de Fie», et iférable à c dernier, le ulé-éascope, peut aussi servir ù. imalation. Il a l'avanluge de donner en même temps I l'acuité visuelle. On fuit regarder h l'individu supposé un carton de stéréoscope composé comme le montre s'il possède la vision binoculaire, il verra les deux BB l'une nu-dessus do l'autre comme dans la figure 30, raire il ne voit que île l'œil ffnuchc ou rie l'œil droil, a que la lettre A ou la lelln- B, Dnm le cns même où M.int/iux. t. it. t7
K.g. U. Awi'i
258 AMBLVOPIES ET AUAUBOSES.
le sinmlalcur aurait cou naissance de celle espêrienrr,
i-ail toujours deviner iiuoilc est lu pnsilion réelle des deil
L'I doiiui!i'ait intaillibleiiieiit, a|jR'â (|uiilqucâépreuves,desr| contradictoires.
De pluiî, en diminuant progressivement la grosseur de4 leres inscrits sur le carton, on arrivera a mesurer l'acuïté^j
^■ifVMftOÉ GOMME INSTRUMENT d'oPTIQUK. — ACCOMMODATION. — (£1L SCIIÉhtSrtttHQf D'HELMHOLTZ. — œil HÉDUIT. — THÉORIE ÉLÉMENTAIRE ». — >DES LUNETTES. — AMPLITUDE d'aCCOMMODATION.
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