‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 8 sur 146 · DÉTERMINATION DU CHAMP VISUEL · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION DU CHAMP VISUEL

rétendue du champ visuel pour certaines couleurs. Cette recherche se fait de la même façon que Texamen ordinaire, seulement on remplace le carré de papier blanc dans le périmètre de Forster, ou la craie, si Ton se sert d'un simple tableau, par des papiers diversement colorés. Ceux-ci sont vus avec netteté par un œil normal tant qu'ils occupent les régions avoisinantes du point de fixation, mais ils diminuent d'éclat à mesure qu'on les transporte vers la périphérie, et il arrive un moment où ils perdent leur nuance spéciale pour prendre un(» teinte grisâtre.

On avait jadis conclu de cette exjjérience que les éléments sensoriel.^ présidant à la perceplioii des couleurs manquaient dans la périphérie de la rétine, ou tout au moins s'y trouvaient en moins grande abondance que dans les pailies centrales. Mais Landolt a récemment montré (fue toutes les couleurs sont perçues distinctement, même dans les pailies les plus périphériques de la rétine, à la condition qu'elles soient mt urées, et qu'elles aient une tnlennité suffisante.

Quoi qu'il eu soit, dans les conditions ordinaires, on trouve que le champ de perception pour la couleur bleue est le plus étendu, puis vient celui de la couleur rouge, et enfin celui de la couleur verte. Dans les altérations pathologiques du nerf optique, accompagnées de perversion de couleurs, c'est précisément dans ce même ordre que s'effectue le rétrécissement du champ des cou* leurs; les limites de perception dU vert se resserrent d'abord, puis celles du rouge, et enfin celles du bleu, etc. Ces symptômes peuvent avoir une grande valeur quand ils sunîennent à une époque où le champ visuel ordinaire ne présente encore aucune altération, et ne doit se rétrécir souvent que beaucoup plus tard*

Chez les sujets où, pour une cause quelconque : trouble des milieux transparents, glaucomes, altérations des membranes profondes, etc., la perception lumineuse qualitative a disparu, les procédés qui viennent d'être décrits ne sont plus applicables; et pourtant il est encore quelquefois très-utile* poUr le diagTlostic*^ d'être renseigné sur l'étendue du champ visuel. Dails ces condi-» lions, voici comment il faut procéder. Le malade étant placé dans une chambre obscure, on l'engage à placer sa main en face de TcRil qui doit être cxamhié, et à regarder constamment dans cette direction; pendant quMl fixe ainsi, on transporte une bougie allumée dans toute l'étendue du champ visuel. Si la flamme cesse d'être perçue dans certaines directions, cela prouve qu'il existe des lacunes, et que la rétine a perdu sa sensibilité dans la région correspondant à la direction des rayons lumineux.

ORIGINES ENCÉPHALIQUES DES NERFS OPTIQUES. — SYSTÈME VASCULAlIlK DU NKRf OPTIQUE. — ASPECT DU NERF OPTIQUE NORMAL A l'OPHTIIALMOSCOPE. — VALEUR SÉMÉIOLUGIQUE DE L'aSPECT DU FOND DE l'ŒIL DANS LES AFFECTIONS CÉRÉ- BRALES ET LES MALADIES GÉNÉR.\LES. — HYPÉRÉMIE. — NÉVRITE DES TUMEURS CÉRÉBRALES. — NÉVRITE DESCENDANTE. — NÉVRITE SYPHILITIQUE. — ATRO- PHIES DU NERF OPTIQUE. — HÉMORRHAGIE DU NERF OPTIQUE. — TUMEURS. — ANOMALIES CONGÉNITALES.

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